Le Snes égratigne la réforme du collège et appelle à la grève

Le Syndicat National des Enseignements de Second degré (Snes-FSU) appelle à la grève et à manifester pour protester contre la réforme du collège.

(Début juin, le Snes manifeste contre la réforme du collège © MAXPPP)

Au lendemain de la conférence de rentrée de la ministre de l’Education, le Snes-FSU monte déjà au créneau. À moins d’une semaine de la reprise des cours, le principal syndicat des enseignants du secondaire appelle déjà à la grève et à une grande manifestation contre la réforme du collège, que Najat Vallaud-Belkacem compte mettre en place à la rentrée 2016.  Une réunion inter-syndicale décidera mardi prochain de la date de la grève. Une manifestation est déjà prévue pour octobre. Fin mai, le Snes avait déjà signé une pétition intersyndicale pour que la réforme soit repensée.

Le Snes dénonce lors de sa conférence de presse la “gestion désastreuse” de la réforme par le ministère de l’Education et critique le fait que le décret sur la réforme du collège ait été publié au lendemain d’une mobilisations des enseignants. “Quand on est ministre de l’éducation et qu’on veut mettre en place une réforme qui est aussi largement contestée, on ne peut pas dire qu’on arrête là” , déclare Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes.

“Le dossier n’est pas clos, la mobilisation est toujours aussi importante”, déclare Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes au micro de Célia Quilleret
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Appel à la reprise des discussions

Ce qui crispe le syndicat, ce sont entre autres la question des salaires des enseignants, mais surtout le “décalage entre les objectifs des réformes du ministère et la réalité du métier” , citant en exemple la difficulté à mettre en place le plan numérique dans des établissements qui ont un matériel insuffisant. Le Snes craint également un empilement de mesures.

Le Snes réclame donc la reprise des discussions autour de cette réforme qu’il déclare non soutenue par la profession. Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes, invite le gouvernement à faire marche arrière, d’autant qu’il peut encore selon elle modifier le décret.

"On est plutôt dans le cadre d'une volonté politique que dans le cadre d'un problème juridique", selon Frédérique Rolet - Célia Quilleret
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