Violences des jeunes : le cocktail explosif de l'anxiété, la frustration et les réseaux sociaux

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Article rédigé par
D. Schlienger, C. Arnold, H. Strobel, E. Penot - franceinfo
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Les faits-divers mettent en évidence une violence exacerbée de plus en plus jeune. Quel rôle jouent les réseaux sociaux ? Les adolescents ont-ils conscience de leurs gestes ? Eléments de réponse.

La violence d'adolescents, parfois très jeunes, choque et interpelle, d'autant plus que cette violence est souvent préméditée. Alisha, une collégienne de 14 ans retrouvée morte après avoir été battue et noyée lundi 8 mars, en a été la dernière victime. Mais comment expliquer une telle explosion d'affaires ces dernières semaines ? Selon les psychologues, cette période de la vie rend les jeunes plus angoissés et anxieux. Ils se montrent plus agressifs envers eux-mêmes et les autres.

Les ados “ne mesurent pas les conséquences”

La crise sanitaire aurait aussi des répercussions sur leur comportement. "Chez les adolescents, encore plus !", assure Jean-Luc Aubert, psychologue clinicien. "D'autant qu'à leur âge, il y a une recherche de repères à l'extérieur, de contacts à l'extérieur, qu'ils ne peuvent pas faire. Donc ça accumule encore des tensions, des frustrations qui peuvent s'ajouter à l'état anxieux normal. Et ça peut s'ajouter davantage encore sur les personnalités fragiles. Cela peut faire parfois des cocktails très explosifs."

Dans toutes les affaires récentes, c’est en ligne que l’escalade de violence a commencé. Les réseaux sociaux sont un démultiplicateur", précise Jean-Luc Aubert. Les adolescents “n’anticipent pas. Seul compte ce qui se passe maintenant. Ils ne mesurent pas les conséquences de leurs actes”, conclut le psychologue. Une quarantaine de mineurs sont mis en cause chaque année pour homicide ou tentative d'homicide.

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