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Suicide d'un collégien dans les Vosges : "Le blabla, je n'en peux plus", dénonce la mère de Marion Fraisse, qui demande "des moyens" contre le harcèlement

Lucas, un collégien de 13 ans, s'est suicidé samedi alors qu'il se disait harcelé dans son collège de Golbey (Vosges) en raison de son homosexualité. "Un enfant qui meurt, c'est toute la République qui se meurt", a réagi Nora Fraisse, fondatrice d'une association de prévention et de lutte contre le harcèlement en milieu scolaire.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le collège Louis-Armand, de Gobley (Vosges), où était scolarisé Lucas. (GOOGLE STREETVIEW)

"Le blabla, je n'en peux plus", a dénoncé jeudi 12 janvier, sur franceinfo, Nora Fraisse, mère de Marion qui s'était suicidée à l'âge de 13 ans en 2013 parce qu'elle était harcelée à l'école, après le suicide de Lucas, 13 ans, samedi à Golbey, près d'Épinal dans les Vosges. Ce collégien se disait harcelé en raison de son homosexualité. Une enquête pour harcèlement sur mineur de moins de quinze ans a été ouverte par le parquet d'Epinal jeudi.

"C'est un aveu d'échec. Un enfant qui meurt, c'est toute la République qui se meurt", a réagi Nora Fraisse, également fondatrice de Marion La Main Tendue, association de prévention et de lutte contre le harcèlement en milieu scolaire. "En France, il manque de véritables moyens" pour lutter contre le harcèlement scolaire, a-t-elle estimé. Il n'y a pas de dotation, il n'y a pas de moyens, il n'y a pas de gens. On ne combat pas sans armée, on ne combat pas sans combattant."

"Cela n'apporte rien de dire que c'est triste et qu'on va s'en occuper. Il faut vraiment s'en occuper. Il faut mettre des moyens, il faut mettre de l'humain, il faut des personnes qui accompagnent, il faut des infirmières scolaires, il faut des structures."

Nora Fraisse, fondatrice de l'association Marion La Main Tendue

à franceinfo

"Il faut mettre un euros par élève et par an", a-t-elle poursuivi. "Vous pouvez multiplier tous les numéros, ça ne sert à rien. Aux gens qui sont aux commandes et aux manettes, il faut arrêter de parler et de dire qu'il faut agir", a terminé Nora Fraisse.

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