"Le harcèlement, ce n’est pas une fatalité et on peut vraiment s’en sortir" : le message d’espoir de Nora Fraisse

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Durée de la vidéo : 8 min.
Article rédigé par
A.Hanquet - franceinfo
France Télévisions

Invitée sur le plateau du 23 heures de Franceinfo jeudi 18 novembre, Nora Fraisse présente son livre "Stop au harcèlement" publié aux éditions Calmann-Levy. Elle évoque notamment sa fille, victime de harcèlement, qui a mis fin à ses jours. 

Nora Fraisse alerte sur le harcèlement scolaire. Sa fille Marion en a été victime et a fini par se suicider. Après ce drame, sa mère a fondé l'association Marion La main tendue et présente son livre Stop au harcèlement, publié aux éditions Calmann-Levy, sur le plateau du 23 heures de Franceinfo jeudi 18 novembre. Elle explique que "quand on vit les choses de la violence, on n’a l’impression qu’on ne va pas s’en sortir. Mais le harcèlement, ce n’est pas une fatalité et on peut vraiment s’en sortir. Je sais que quand on est face à ces violences, on a honte, on culpabilise, on pense que c’est de notre faute. Mais non, vous n’y êtes pour rien, le problème ce sont les agresseurs et on va leur apprendre aussi à ne plus être violent."

Un programme finlandais pour lutter contre le harcèlement scolaire

La journaliste de France Télévisions Anaïs Hanquet met en avant un programme en Finlande qui aide à lutter contre le harcèlement scolaire. Il se base sur "trois principes : les jeux de rôles, la confrontation et le lien avec la police". Les jeux de rôles aident par exemple à développer l’empathie chez les enfants en se glissant dans le rôle d’un agresseur, d’une victime et d’un témoin. Neuf mois après l’utilisation du programme, une baisse de 40% des cas de harcèlement a été constatée, cela concerne surtout le harcèlement scolaire.

Nora Fraisse explique que son association se base aussi sur cette méthode. "Nous ce qu’on rajoute, c’est les familles là qui ne sont pas impliquées. On prend en charge dans notre structure, car là c’est uniquement à l’école, les harceleurs. On conventionne avec les établissements car si vous ne prenez pas en charge l’agresseur, vous ne pouvez pas travailler sur le phénomène", précise-t-elle.

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