Education : Emmanuel Macron promet une "hausse inconditionnelle" de salaire de 100 à 230 euros net mensuels pour les enseignants

Ce coup de pouce annoncé jeudi concernera les enseignants de tous les niveaux. Des missions supplémentaires rémunérées pourront également être réalisées sur la base du volontariat.
Article rédigé par franceinfo
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Le président de la République, Emmanuel Macron, en visite dans un collège de Ganges (Hérault), le 20 avril 2023. (DANIEL COLE / POOL VIA AFP)

Des augmentations attendues de longue date. En visite dans un collège de l'Hérault, jeudi 20 avril, Emmanuel Macron a annoncé une "hausse inconditionnelle" de salaire de 100 à 230 euros nets mensuels pour les enseignants, "à tous les niveaux de carrière" et "dès la rentrée". L'augmentation annoncée sera portée "jusqu'à 500 euros par mois" pour ceux qui accepteront de nouvelles missions, sur la base du volontariat, a ajouté le chef de l'Etat.

Ce dispositif s'adresse aux "professeurs en début de carrière bénéficiant de la hausse de rémunération" et qui "s'engagent dans trois missions complémentaires", a précisé jeudi le ministère de l'Education nationale dans un dossier de presse. Ces augmentations offriront "la possibilité de gagner entre 5 000 et 6 800 euros brut de plus par an, soit un 13e mois" ou "un 14e mois pour certains professeurs", résume le document.

Des annonces insuffisantes selon les syndicats

Pour Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du syndicat SNES-FSU, cette augmentation n'est pas à la hauteur des demandes du corps enseignant. "C'est un rendez-vous raté d'Emmanuel Macron avec le monde de l'éducation nationale", a-t-elle jugé jeudi au micro de franceinfo.

Surtout, cette annonce est loin des promesses de campagne du président, dénonce-t-elle, rappelant que le candidat Macron "avait promis 10% d'augmentation pour tous les enseignants sans contrepartie". Or, "là il annonce des chiffres de 100 à 230 euros par mois, ce qui correspond à 1,9 milliard d'euros". D'après ses calculs, "pour augmenter tous les professeurs de 10% sans nouvelle mission, il fallait mettre 3,6 milliards sur la table". Pour la secrétaire générale, ces annonces sont "très loin des promesses" et ne rattrapent pas "le décrochage salarial"

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