"Ecoles du futur" : Macron veut généraliser "dans les prochains mois" l'approche testée dans 59 établissements à Marseille

Critiquée par les syndicats, cette expérimentation permet notamment aux directeurs d'école de participer au recrutement de leur équipe pédagogique.

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Le président Emmanuel Macron en meeting à Marseille, le 16 avril 2022. (HUGO AZMANI / HANS LUCAS / AFP)

Emmanuel Macron souhaite généraliser partout sur le territoire "l'école du futur" "dans les prochains mois", a-t-il annoncé jeudi 2 juin, lors d'un déplacement avec le ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Avec ce projet, l'Elysée veut mettre des moyens et assurer "plus de liberté pédagogique aux enseignants", a expliqué le président, lors d'une visite de l'école Menpenti de Marseille. 

"L'école du futur" doit permettre aux établissements de financer un projet innovant autour de la culture, des langues, de l'environnement ou des sciences. Les directeurs d'école peuvent dans ce cadre participer au recrutement de leur équipe pédagogique. Cette expérimentation est vivement critiquée par les syndicats d'enseignants qui réclament avant tout une "feuille de route" pour la rentrée. Ils s'inquiètent en outre d'une possible école à deux vitesses entre celles dotées de projets et de budget supplémentaires et les autres. Ils réclament surtout des moyens pérennes partout et mettent en garde sur une extension de cette approche.

Une enveloppe de 2,5 millions d'euros à Marseille

A l'école Menpenti, l'un des 59 établissements de la cité phocéenne retenus pour cette expérimentation, le laboratoire de maths doit fournir aux élèves "une activité authentique de recherche et d'expérimentation" en s'appuyant sur les "outils numériques, la manipulation et le jeu", selon un document interne que l'AFP a pu consulter.

Le chef de l'Etat avait lancé l'idée d'"école du futur" en septembre 2021. Il présentait alors plus largement le plan d'urgence "Marseille en grand", destiné à aider la deuxième ville de France, où le taux de pauvreté dépasse 50% dans certains quartiers, à rattraper son retard. Sur les 2,5 millions d'euros de budget global prévu, 360 000 euros ont déjà été engagés, a précisé Christian Abrard, préfet chargé du volet pédagogique de "Marseille en grand".

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