Cet article date de plus de cinq ans.

Bac 2015 : deux erreurs se sont glissées dans l’énoncé d’histoire-géographie

Elles ont été repérées, non par des élèves, mais par des professeurs. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une épreuve du baccalauréat, le 17 juin 2015, à Lambersart (Nord). (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)

Après les questions d'anglais trop pointues et les sujets de philosophie diffusés par erreur à La Réunion, nouveau couac lors de ces épreuves du bac 2015. Deux erreurs se sont glissées dans l'énoncé de l'épreuve d'histoire-géographie des séries littéraire et économique et sociale (L et ES), rapporte Le Monde, mardi 23 juin.

Contrairement à ce qu'explique la légende du sujet d'histoire, il ne s'agit pas d'une photo prise par Neil Armstrong sur la Lune, la nuit du 20 au 21 juillet 1969.  (MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE / FRANCETV INFO)

Pour trouver la première, il fallait lire avec attention la légende de la photo proposée dans l’étude critique de documents, qui portait sur "Les Chemins de la puissance : les Etats-Unis et le monde à la fin des années 1960", et surtout bien s'y connaître en conquête spatiale. Ce qui est le cas de Loïc Langlois, un professeur d’histoire-géographie au lycée Pasteur de Neuilly (Hauts-de-Seine) qui a découvert l'erreur. En effet, le cliché, présenté comme "pris par l’Américain Neil Armstrong, commandant de la mission de la NASA Apollo 11 (nuit du 20 au 21 juillet 1969)" a en réalité été pris en décembre 1972. Et ce n'est pas Buzz Aldrin qui marche sur la lune, mais Eugene Cernan. Ce spécialiste a tout de suite repéré le véhicule lunaire et la combinaison qui ne correspondaient pas à la mission.

La seconde s'est nichée dans le texte de présentation du deuxième document du corpus présentant la chanson antimilitariste I Feel Like I’m Fixin' to Die, du groupe Country Joe and the Fish. Contrairement à ce qui est écrit, elle n'a pas été interprétée pour la première fois à Woodstock en 1969, puisqu'elle date de 1965, avant une réédition en 1967. 

Une faute humiliante pour la profession

Interrogé par le Monde, le ministère de l'Education reconnaît ces erreurs, mais estime qu'elles ne pénalisent pas les élèves, car elles ne nuisent pas à la compréhension du sujet. Certains professeurs sont en revanche en colère. C'est le cas du président des Clionautes, un réseau coopératif de professeurs d'histoire. Selon lui, ce genre d'erreur est "humiliante pour la profession et dangereuse pour les élèves : à aucun moment de la chaîne d’élaboration des sujets on a pris le temps de vérifier les sources et l’exactitude des faits historiques ; ce qui est pourtant le cœur de notre métier."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.