Admission Post Bac : les lycéens refusés par tirage au sort jusqu'en 2017 ont un parcours universitaire plus difficile, selon l'Insee

Les élèves n'ayant pas obtenu leur premier vœu à l’issue du tirage au sort "se réorientent et redoublent plus souvent", montre l'étude de l'Institut national de la statistique.

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Ilustration d'une inscription en ligne sur la plateforme d'Admission post-bac Parcoursup. (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS)

Les lycéens ayant été refusés par tirage au sort dans des licences universitaires "en tension" jusqu'en 2017, via le système d'Admission post-bac (APB), ont un parcours universitaire plus "difficile". C'est ce qui ressort d'une enquête* de l'Insee publiée mardi 12 janvier.

Des lycéens qui "se réorientent et redoublent plus souvent"

Selon cette étude, les candidats ayant obtenu leur premier choix d’orientation avaient 10% de chances supplémentaires de s’inscrire dans le supérieur par rapport aux "perdants" du tirage au sort alors en place dans la procédure Admission Post Bac (APB). Ces recalés ont connu (ou connaissent toujours) des parcours universitaires plus difficiles que les candidats acceptés dans leur premier choix. Les lycéens n'ayant pas obtenu leur premier vœu à l’issue du tirage au sort "se réorientent et redoublent plus souvent", pointe ainsi l'Insee.

En observant plus spécifiquement les licences en tension entre 2013 et 2016, les lycéens ayant eu leur premier vœu exaucé ont eu 20% de chances de plus de rester inscrits dans le supérieur trois ans d’affilée que les élèves refusés à cause du tirage au sort. Ils ont également eu 44% de chances supplémentaires de rester inscrits dans la même filière.

Les meilleurs élèves s'adaptent mieux à un refus

L'Insee note toutefois que les parcours universitaires des étudiants ayant obtenu leur baccalauréat avec une mention bien ou très bien dépendent moins de l’issue du tirage au sort. "Les meilleurs élèves pourraient avoir une plus grande capacité d’adaptation et des compétences académiques plus variées, leur permettant de réussir dans des formations qui ne correspondaient pas nécessairement à leurs préférences initiales", estime l'Institut national de la statistique.

De 2009 à 2017, c'est la procédure Admission Post Bac (APB) qui gérait les affectations des lycéens dans l'enseignement supérieur. Dans cette plateforme, le recrutement en licence était non sélectif. Les candidats souhaitant intégrer une des licences dites "en tension" en premier vœu étaient départagés par tirage au sort si la licence n’avait pas la capacité d’accueillir tous les candidats.

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Le nombre de licences universitaires en tension a augmenté au cours des dernières années de la procédure APB, principalement dans certaines filières comme les Staps (sport), le droit ou la psychologie. En 2018, la plateforme Parcoursup a succédé à APB. Les formations universitaires en tension peuvent désormais départager les candidats sur la base de leur dossier scolaire, en lieu et place du tirage au sort.

*Pour cette étude, l'Insee a analysé les données exhaustives issues de la plateforme Admission Post Bac sur la période 2013 à 2017.

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