Journée des droits des femmes : Schiappa, Bachelot et El Khomri ont joué les "Monologues du vagin" sur scène

Les spectateurs de cette lecture, organisée dans un théâtre parisien, étaient invités à faire un don à une association d'aide aux victimes de viol.

Les anciennes ministres Myriam El Khomri et Roselyne Bachelot, et la secrétaire d\'Etat Marlène Schiappa, sur la scène du théâtre Bobino pour une lecture des \"Monologues du vagin\", le 7 mars 2018 à Paris.
Les anciennes ministres Myriam El Khomri et Roselyne Bachelot, et la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, sur la scène du théâtre Bobino pour une lecture des "Monologues du vagin", le 7 mars 2018 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

"L'idée était de lever des tabous". La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa est montée sur scène du théâtre Bobino, à Paris, mercredi 7 mars, veille de la Journée internationale des droits des femmes, pour une lecture des Monologues du vagin, texte à succès sur la condition des femmes dans le monde. Deux anciennes ministres ont également joué le jeu : Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri.

La pièce de la dramaturge et féministe américaine Eve Ensler, créée à Broadway en 1996, est basée sur des témoignages de femmes de différentes parties du monde, de tous âges et conditions. Elle a connu un succès mondial et a été traduite dans une cinquantaine de langues.

"Un message qui transcende les clivages"

Viols de guerre, accouchement, excision, prostitution, changement de sexe, maternité, plaisir féminin... Les trois membres et ex-membres du gouvernement ont tour à tour incarné ces témoignages, alternant les passages tantôt poignants, tantôt drôles, comme lorsqu'elles ont simulé des orgasmes, déclenchant rires et applaudissements de la salle.

Les quelque 1 000 spectateurs n'avaient pas payé l'entrée, mais étaient invités à faire un don au Collectif féministe contre le viol, une association qui gère un numéro d'information pour les victimes de viol (le 0 800 05 95 95).

Marlène Schiappa s'est félicitée de cette lecture commune, "une manière de porter un message qui transcende les clivages politiciens". Elle avait justifié, sur le HuffPost, son choix de ce texte qui témoigne, à ses yeux, de "ce qu'est la condition féminine en France et partout dans le monde à notre époque."