#Balancetonbar, les ravages de la "drogue du violeur"

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Sujet Balance ton bar
Franceinfo
Article rédigé par
M.Larguet, E.Penot - franceinfo
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C'est un mot-dièse qui est apparu en Belgique. Ce #Balancetonbar s'est répandu à mesure que les témoignages se sont multipliés. Des témoignages de femmes victimes d'agressions sexuelles. 

Margaux, étudiante à Lille (Nord), n'est pas prête d'oublier sa soirée du 5 novembre. "On vient nous donner nos verres, je bois dedans, mon ami boit dedans", explique-t-elle. Malheureusement pour elle, elle reprendra conscience à l'hôpital. Pour se rappeler et comprendre le déroulé de sa soirée, elle poste un appel à témoin. Le garçon qui l'aurait agressée se serait permis de faire comprendre que Margaux était sa copine et qu'il allait s'occuper d'elle. "Mais je ne le connaissais pas", raconte la jeune femme.

Boycotter les endroits dangereux

Depuis quelques semaines, ce genre de témoignages explosent sur les réseaux sociaux. Ils sont encouragés par un mot d'ordre : #Balancetonbar. Le but ? Dénoncer des agressions sexuelles subies dans des bars ou boîtes de nuit et appeler au boycott des lieux. Ce mouvement s'est lancé en Belgique, à Bruxelles, où des centaines de personnes se sont rassemblées pour manifester. "Je ne peux pas me sentir en sécurité dans un endroit où circule une drogue qui s'appelle drogue du violeur", témoigne une habitante de Bruxelles.

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