Il narguait la police avec son immunité diplomatique : un dealer camerounais de Villejuif renvoyé dans son pays

Connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, le jeune homme, fils d'un employé de l'ambassade du Cameroun, avait échappé récemment à deux interpellations en invoquant son statut.

La cité Duclos, à Villejuif (Val-de-Marne), où le jeune homme tenait \"un point de deal\", selon la police.
La cité Duclos, à Villejuif (Val-de-Marne), où le jeune homme tenait "un point de deal", selon la police. (MAXPPP)

Il profitait de son immunité diplomatique pour dealer en toute quiétude et narguer les policiers. Un Camerounais de 20 ans, fils d'un employé de l'ambassade du Cameroun en France, a échappé à deux reprises la semaine dernière à une interpellation en faisant jouer son immunité diplomatique. Sur décision de l'ambassade, il va finalement être renvoyé dans son pays, rapporte Le Parisien, jeudi 21 décembre.

Connu des services de police pour trafic de drogue, le jeune homme avait d'abord été interpellé jeudi dernier à son domicile de Villejuif (Val-de-Marne) par des policiers du 12e arrondissement de Paris, pour une affaire de stupéfiants. Il avait alors fait état de son statut diplomatique et avait été relâché. Selon Le Parisien, qui avait révélé l'affaire, le parquet avait ordonné sa libération "immédiate" et la restitution des 480 euros trouvés lors de la perquisition.

Menaces et insultes contre les policiers

Le lendemain, lors d'un contrôle de routine dans sa cité de Villejuif, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du Kremlin-Bicêtre ont croisé le jeune homme, qui les a abordés, menacés de mort et insultés. "Vous ne pouvez rien contre moi, je suis intouchable", leur a-t-il lancé, selon une source proche du dossier. "Il était connu des services, mais c'est la première fois qu'il sort le joker de l'immunité diplomatique", s'étonne une autre source policière.

Le jeune homme va regagner le Cameroun dès vendredi. "J’ai eu l’ambassadeur au téléphone il y a un quart d’heure. Il m’a confirmé que sa place était réservée dans un avion qui part demain pour Yaoundé", a indiqué au Parisien le président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, Christian Cambon.