Le dîner du Crif tourne à la controverse

La soirée organisée par la communauté juive devait être un moment de rassemblement, un mois après les attentats terroristes, mais les représentants du culte musulman ont refusé de venir après les propos critiques du président du Crif ce 23 février.

France 3

Les politiques se sont rassemblés, de gauche comme de droite, au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France organisé lundi 23 février. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls et bien sûr le président François Hollande venu faire un discours sur la lutte du gouvernement contre le racisme et l'antisémitisme.

Mais ils manquaient bien les membres du Conseil français du culte musulman, qui ont boycotté l'évènement après les propos équivoques du président du Crif, qui a affirmé que "toutes les violences aujourd'hui étaient réalisées par les jeunes musulmans."

Ce dernier a ce soir assuré vouloir "surmonter ce problème car ce qui compte, c'est le vivre ensemble, juifs et musulmans".

Le droit pénal pour les propos haineux

À la tribune devant 700 conviés, François Hollande a confirmé sa volonté de lutter contre l'antisémitisme en France. "J'ai souhaité que toutes les paroles, tous les écrits de haine, qu'ils soient antisémites, racistes, homophobes ne relèvent plus du droit de la presse, mais du droit pénal."

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Roger Cukierman lors du dîner annuel du Crif, le 4 mars 2014, à Paris.
Roger Cukierman lors du dîner annuel du Crif, le 4 mars 2014, à Paris. (MAXPPP)