Crise sociale en Martinique : dix policiers blessés et des journalistes visés par des tirs

Un policier a été grièvement blessé et opéré vendredi. Quatre journalistes de la presse nationale, dont un photographe de l'AFP, ont essuyé des tirs.

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France Télévisions
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Des policiers à Fort-de-France (Martinique), le 25 novembre 2021. (LOIC VENANCE / AFP)

Forces de l'ordre et journalistes ont été ciblés par des tirs dans la nuit de jeudi à vendredi 26 novembre en Martinique, où les violences ont fait dix blessés parmi les policiers et suscité une vive réaction du gouvernement, alors qu'en Guadeloupe la préfecture tente de rétablir la circulation. 

Une dizaine d'interpellations ont eu lieu en Martinique dans la même nuit, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "Il y a eu près de 150 interpellations depuis le début de cette situation en Guadeloupe et en Martinique", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Dix membres des forces de l'ordre ont été blessés la nuit dernière en Martinique, cinq par balles et cinq par d'autres projectiles, selon une source policière. "Un gradé de la gendarmerie qui intervenait sur un cambriolage a été violemment heurté par le véhicule des pilleurs. Il est grièvement blessé et est opéré ce jour", a également expliqué le parquet de Fort-de-France.

Trois suspects présentés devant le parquet

Quatre journalistes de la presse nationale, dont un photographe de l'AFP, ont également essuyé des tirs à Fort-de-France, à bonne distance d'un barrage en feu. "Ces violences et ces intimidations contre la presse, dont la mission est de rendre compte et d'informer, sont d'une extrême gravité. Tout doit être mis en œuvre pour qu'elles ne se reproduisent pas", a réagi le directeur de l'information de l'AFP, Phil Chetwynd.

Les premières enquêtes ouvertes à la suite des violences de la nuit de mardi à mercredi aboutissent à la présentation de trois suspects vendredi au parquet de Fort-de-France en comparution immédiate. "Ces actes d'une extrême gravité appellent une condamnation unanime et sans aucune ambiguïté", a réagi le Premier ministre Jean Castex, dénonçant des "violences inadmissibles".

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