Bordeaux : le spectre de l'esclavage toujours présent

À l'occasion de la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, France 2 a décidé d'évoquer le passé douloureux de Bordeaux (Gironde), qui fut l'un des plus grands ports négriers français.

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Cours Balguerie Stuttenberg, rue Saige, cours Portal, rue David-Gradis... Ces lieux sont connus à Bordeaux (Gironde). Derrière ces noms se cachent des armateurs et des commerçants impliqués dans l'esclavage. Directeur de l'association "Mémoires et Partage", Karfa Sira Diallo a décidé de mettre la lumière sur ce pan entier de l'Histoire.

La ville de Bordeaux souhaite ne pas tourner le dos au passé

Entre-le XVI et le IXXe siècle, près de 500 bateaux sont partis du port de Bordeaux, en direction de l'Afrique. Leur mission était d'acheter et d'importer des esclaves vers les Antilles. Ils rentrent ensuite en France chargés de sucre, de chocolat et d'épices. 150 000 Africains ont ainsi été victimes de ce trafic depuis la Gironde. Pour faire connaître ce passé, l'association veut faire ajouter des plaques explicatives aux noms de rues. Après avoir voulu oublier cette période de l'histoire, la mairie prend peu à peu conscience de ce devoir de mémoire et la majorité des Bordelais sont favorables au fait de faire face au passé. La mairie envisage désormais la création d'un Mémorial du port négrier.

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Le miroir d\'eau à Bordeaux (Gironde).
Le miroir d'eau à Bordeaux (Gironde). (MICHAEL PORTILLO / ONLY FRANCE / AFP)