"Ce n’est que du positif" : la liberté retrouvée de Marine et Théo, des citadins que le Covid a poussés à changer de vie

L’exode des citadins vers les campagnes est devenu un phénomène de société depuis les confinements. Rencontre avec un couple de néo-ruraux installé depuis trois mois dans l’Yonne.

Article rédigé par
Boris Loumagne, édité par Ariane Schwab - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 2 min.
Marine et Théo ont quitté Paris pour Champignelles dans l’Yonne.  (BORIS LOUMAGNE / RADIOFRANCE)

Théo et Marine ont 25 ans. Leur petit appartement parisien qu’ils ont quitté il y a trois mois pour s’installer à Champignelles, dans l’Yonne, n’est plus qu’un lointain souvenir. Marre de la ville, marre du confinement dans quelques mètres carrés, ils ont ressenti le besoin de trouver un sens à leur vie.

"On est sur une parcelle de 2 000 m2 avec la maison des années 1970. Et après, on a une partie de 6 000 m2 qui nous servira de côté professionnel, pour le potager, les animaux", décrit Marine ravie. Leur projet c’est de créer une micro-ferme dans cette commune d’un millier d’habitants. "Là, on a un hangar qui nous servira de point de vente et de labo de transformation pour faire des confitures, des sirops", poursuit Marine en nous faisant la visite. "Et là, le champ de production, 6 000 m2 comme disait Marine, au fond une rivière, un verger", enchaîne Théo. "Finalement, ce n’est que du positif. On ne troquerait pour rien au monde cette vie contre un retour à la vie parisienne", confie Marine dans un sourire extatique.

Marine et Théo ont quitté Paris pour Champignelles dans l’Yonne.  (BORIS LOUMAGNE / RADIOFRANCE)

"On a deux chats, un chiens, un poney, trois poules et un coq", s'amuse la jeune femme. "On a nos deux chats qui se suivent systématiquement, là le coq qui n’est jamais sans ses deux poules, renchérit Théo. Quand on parle de spectacle, ça en fait partie et c’est vraiment un bonheur."

Tous les matins on se lève et on se dit : ‘Tu te rends compte quand même, on est dans notre jardin, on voit la nature. C’est vraiment quelque chose qui nous fait du bien, dont on avait besoin'.

Marine, une citadine qui vient de s'installer dans l'Yonne

à franceinfo

Des liens humains également se sont créés facilement. "Les contacts qu’on a pu avoir ont tous été extrêmement chaleureux. Les voisins sont tous venus nous souhaiter bonjour, nous ont toujours proposé un coup de main dans un esprit qui est vraiment accueillant, bienveillant. Tout le monde est ravi d’avoir des jeunes, d’avoir des personnes qui ont un projet. Ce n’est pas inespéré mais un peu quand même", analyse Théo, encore surpris.

Et l’hypothèse d’un reconfinement les conforte encore un peu plus dans leur choix de vie. "Ne serait-ce que pouvoir avoir une partie de terrain où si on veut sortir, on peut sans aller sur la voie publique. Ce sont des choses qui n’étaient pas possible dans notre ancienne vie et qui maintenant vont le devenir", se réjouit Théo. Un bonheur tangible que le jeune couple a trouvé en s’enracinant dans l’Yonne. Marine et Théo y ont le sentiment d’avoir conquis leur liberté.

Boris Loumagne a rencontré un jeune couple de néo-ruraux, chassé de la ville par le Covid et qui ne regrette rien.
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