Calais : un hangar pour les migrants en cas de grand froid

Dans le cadre du plan grand froid, un immense hangar a été réquisitionné à Calais pour accueillir les nombreux migrants quand les températures descendent. Pas facile à mettre en place, étant donné le contexte et le nombre de ces migrants, qui seraient près de 2.500 actuellement.

(Les migrants seraient près de 2.500 à Calais selon la préfecture © MAXPPP)

À quelques kilomètres du port de Calais, les nombreux migrants présents dans la zone auront, au moins, un endroit pour passer quelques heures au chaud en cas de grand froid. Mardi, la préfecture est venue présenter le nouveau hangar mis à disposition, en cas de déclenchement du plan grand froid, c'est-à-dire dès que la température ressentie descendra sous les -5°C. Le précédent équipement ne suffisait plus : il pouvait accueillir 150 personnes, alors que la préfecture estime désormais le nombre de migrants présents à Calais à quelque 2.500.

"Nous ne recréerons pas un nouveau centre de type Sangatte à Calais" (Denis Robin, préfet du Pas-de-Calais)

Le hangar industriel, d'une taille de 4.000 mètres carrés, devrait ouvrir dans les prochains jours. Il pourra accueillir jusqu'à 1.500 personnes. Il reste quelques aménagements à effectuer, notamment au niveau de l'électricité, du chauffage et des toilettes. Ce hangar existera en parallèle de l'accueil de jour annoncé par Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, en fonction normalement début janvier.

"C'est compliqué "

Trouver un lieu qui fasse consensus, dans un contexte local très tendu, n'a pas été chose aisée selon Denis Robin, le préfet du Pas-de-Calais. Il fallait selon lui trouver un lieu "qui soit suffisamment proche des lieux de stationnement des migrants parce qu'il faut qu'ils puissent s'y rendre à pied, et qui ne soit pas dans le centre-ville de Calais, parce qu'on sait que c'est toujours délicat de faire venir des populations migrantes dans le centre-ville ".

C'est l'association Solid'R qui a été chargée de gérer le hangar. Selon son directeur, David Lacour, "on ne peut pas faire la fine bouche ". Il parle de la solution "la moins mauvaise possible " mais s'inquiète déjà des conséquences à l'intérieur des conflits entre communautés - notamment érythréennes et éthipiennes - observés ces dernières semaines.

David Lacour : "On est dans l'expectative"
--'--
--'--