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Aéroports : malgré les AG, les syndicats signent un accord avec le patronat

Ce matin, les agents grévistes de Roissy et de Lyon Saint-Exupéry ont reconduit leur mouvement, pour la 11ème journée consécutive, dans le but d'obtenir une hausse de salaire de 200 euros mensuels. Pourtant, cet après-midi, les fédérations FO, CFTC, CFDT et Unsa ont décidé d'accepter les propositions du patronat, qui offre aux agents une prime annuelle de 1.000 euros.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Les salariés réclamaient une augmentation de salaires. Les syndicats, eux, acceptent de se contenter d'une prime annuelle. La grève des agents aéroportuaires aboutit à une dissension entre la "base" et les responsables syndicaux. Ce matin, lors d'assemblées générales, les agents grévistes de Roissy Charles-de-Gaulle et de Lyon Saint-Exupéry ont voté à main levée la poursuite du mouvement pour la 11ème journée consécutive, malgré le peu d'enthousiasme de certains syndicaux.

"Nous avions atteint une forme d'enlisement"

Quelques heures plus tard, retournement de situation. Quatre fédérations - FO, CFTC, CFDT et Unsa - décident d'accepter les propositions du patronat, qui offre une prime annuelle de 1.000 euros. "Nous avions atteint une forme d'enlisement" assure Erik Biro, secrétaire général de l'Unsa-FMPS, qui assure que de très nombreux salariés souhaitaient sortir du conflit". "Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de

négociations" explique de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT. Seuls deux syndicat n'ont pas signé le texte : la CGT, a fait savoir qu'elle allait "consulter ses bases" , Sud "réserve sa position" .

"Cet accord permet une reprise du trafic aérien dans les
meilleures conditions au lendemain des fêtes de Noël"
se félicitent d'ores et déjà le ministre des Transports Thierry Mariani et la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet dans un communiqué commun. De son côté, le syndicat Sesa, qui représente le patronat, salue "le sens des responsabilités" des syndicats. Il estime cependant qu'il faudra sans doute un ou deux jours aux salariés pour "digérer" cet accord.


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