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Performances, design, prix... Quel smartphone glisser sous le sapin pour les fêtes de fin d'année ?

L'approche de Noël marque bien souvent l'arrivée des smartphones dernier cri sur le marché. Toujours plus perfectionnés : écran pliable, charge ultra rapide ou appareil photo amélioré... Tour d'horizon sur les nouveautés de cette fin d'année.

Article rédigé par franceinfo - M.B., A.M., C.B. et A.J.
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 11 min
Les nouveaux modèles haut de gamme d'Apple, Samsung et Oppo ne seront pas cadeau cette année.  (DR)

Cette fin de saison ne sera pas marquée par de grandes innovations. Les constructeurs misent sur des versions améliorées de leurs produits phares, sans prise de risque. Du côté de Samsung, le Galaxy Z Flip et Galaxy Z Fold sont présentés dans leur troisième génération et compatible 5G. Tandis qu'Apple est de retour avec quatre déclinaisons de son iPhone 13 (mini, "classique", Pro et Pro Max). À l'inverse, Oppo avec son Reno6 Pro, table sur un smartphone haut de gamme dans la veine du Find X3 Neo, sortie en mars 2021. 

Samsung Galaxy Z Flip3 5G : l’hybride flexible

Le Samsung Galaxy Z Flip 3 se démarque grâce à sa légèreté et son côté "compact" (SAMSUNG)

Dans sa lignée des Galaxy Flip, Samsung propose son dernier-né compatible avec la 5G. Ce smartphone tactile convertible en téléphone à clapet, séduit toutes les générations, des nostalgiques des premiers téléphones mobiles aux amateurs des petits formats. Samsung s’attaque aux jeunes avec son édition limitée Bespoke pour une personnalisation des deux coques arrière et des partenariats avec des influenceurs life style. 

On a aimé : son format compact et hybride

C’est le grand atout du Galaxy Z Flip3 5G, avec son écran pliable à clapet, le téléphone se range facilement dans la poche et protège l’écran interne. Le déploiement de l’écran est fluide, la charnière permet de régler l’ouverture au niveau de son choix. Pas de risque qu’il se referme pendant l’utilisation et le petit plus : la possibilité de couper les appels en fermant le clapet avec un petit côté rétro sympathique.

Son poids léger (183 grammes), ses écrans renforcés et sa résistance à l’eau permet une utilisation au quotidien. L’écran principal de 6,7 pouces est agréable, la pliure de l’écran est palpable mais n’est pas gênante ni au toucher ni visuellement. L’écran Dynamic Amoled 2X offre une bonne qualité de visionnage et de lecture. Avec en option, la possibilité de diviser son écran pour utiliser deux applications en simultanées, avec fluidité. Une fois pliée, l’écran extérieur permet de consulter rapidement ses notifications, gérer sa musique et même de décrocher sans ouvrir l’appareil. Ces raccourcis sont personnalisables, l’utilisateur peut ajouter les widgets de son choix comme la météo, chronomètre…

Du côté de l’appareil photo, les deux objectifs grands angles et ultra grand angle de 12 mégapixels, permettent un joli rendu de photo malgré des faiblesses en basse luminosité. La caméra avant de 10 mégapixels est de bonne qualité, le tout accompagné de modes (portrait, single take). L’option photo et vidéo pro sont assez complètes. L'utilisateur a la main sur la plupart des réglages. L’aperçu de l’appareil photo sur l’écran externe est un peu gadget mais amusant à utiliser. La fonctionnalité présente un double avantage : prendre des photos et des vidéos avec l’écran plié, mais aussi permettre aux personnes photographiées de ne plus jamais avoir une mèche de travers.

On n'a pas aimé : sa faible autonomie

La faible autonomie, avec une batterie de 3 300 mAh le Galaxy Flip ne dépassera pas la journée. En cas d’utilisation intensive une pause chargement sera nécessaire pour tenir jusqu’au soir. On notera aussi, un écran difficilement dépliable à une main, une sensation de chaleur sur la partie supérieure de l’arrière du téléphone, lorsque les applications demandent de la puissance. Petit bémol supplémentaire, le bloc de charge n’est pas livré avec le téléphone, uniquement le câble, dommage compte tenu d’un téléphone au prix de départ de 1 059 euros.

À partir de 1 059 euros

Samsung Galaxy Z Fold 3 : la tablette de poche 

Grâce au mode 120 Hz, les trois écrans du Samsung Galaxy Z Fold 3 laissent place à une importante fluidité. (SAMSUNG)

Au mois d’août 2021, Samsung sortait la troisième version de son téléphone pliable : le Galaxy Z Fold 3 5G. L’appareil hybride entre la mini-tablette et le smartphone se veut toujours plus multitâche. Et il cherche à séduire le grand public, avec une baisse de prix de 200 euros par rapport à son prédécesseur. Malgré tout, le Samsung Galaxy Fold 3 5G reste au tarif très élevé de 1799€. 

On a aimé : la puissance, les fonctions multitâches et le "Flex mode"

La première prise en main est déconcertante. Au premier abord, le Z Fold 3 donne l’impression d’avoir entre les mains une Nintendo DS ultra modernisée. Mais une fois habitué à ce nouveau format, la double facette du téléphone est agréable à parcourir. La possibilité de pouvoir passer d’une application sur le petit écran au grand fonctionne parfaitement. L’inverse est possible mais pour cela il faut configurer une à une les applications souhaitées.

Concernant l'affichage, Samsung a vu les choses en grand, même en très grand. L'écran extérieur 6,2 pouces possède une belle luminosité en mode vif. Celui-ci conserve le format particulier (25:9) du précédent modèle tout en longueur. Un ratio qui pourrait gêner certains utilisateurs lors de saisie de message. D’autres plus exigeants pesteront contre la résolution de ce dernier qui n’est pas en Full HD. Mais ce point n’est pas dérangeant. Car le taux de rafraîchissement des trois écrans est cadencé à 120 Hz donnant une fluidité de navigation remarquable. De plus, les possesseurs de Z Fold 3 passeront le plus clair de leur temps sur les faces intérieures du smartphone.

À propos de l’écran interne, Samsung a misé sur une diagonale de 7,6 pouces d’envergure pour une résolution en QXGA+ (2560x1600), soit une définition largement supérieure au Full HD. Regarder des vidéos est un plaisir. La pliure et la caméra selfie cachée ne perturbent en rien l’expérience visuelle. Seul souci : faut-il encore réussir à caler le smartphone une fois déplié... car à la longue, le tenir dans la main peut être usant à cause de son poids (271 grammes).

Une fois posé à plat, le Z Fold 3 dévoile tout son potentiel et sa puissance. D’une part avec sa compatibilité avec le stylet S-Pen (vendu séparément) qui rend l’usage plus intéressant. Que ce soit pour écrire des notes ou pour naviguer jusqu’à trois applications en simultanées sur les deux écrans. Ce dernier mode s’exécute très facilement et sans encombre. Car ce Samsung embarque 12 Go de mémoire vive et le Snapdragon 888 qui est l’un des meilleurs processeurs du marché. Les férus de technologie apprécieront la possibilité de pouvoir télécharger des fichiers à très haut débit grâce à la connexion en Wifi 6 avec les box proposant cette fonction.

Ce smartphone pliable propose d’autres fonctionnalités pratiques. Comme le “Flex mode” qui permet le visionnage de vidéos sur une des deux parties de l’écran lorsque le téléphone est plié et qui rend les mains libres. On note également un capteur d’empreinte bien situé mais surtout précis qui permet de déverrouiller le Fold en une microseconde. Pour la partie photo, le système gyroscopique se montre utile. Il indique le point de capture le plus optimal pour les images prisent avec les objectifs arrière. Autre point pratique, il est possible de faire un selfie, en mode plié, avec les caméras extérieures, donnant un meilleur rendu. À noter, également l’étanchéité du smartphone ce qui n’était pas le cas du précédent modèle.

On n’a pas aimé : le poids, l’autonomie et le prix

Avec un prix de 1779 euros pour la version 256 Go de stockage, ce smartphone est loin d’être à la portée de toutes les bourses. Et à ce tarif-là, certaines caractéristiques paraissent légères...

Avant tout, ce téléphone est lourd. Certes, le Galaxy Z Fold 3 est de 11 grammes plus légers par rapport à son prédécesseur. Mais ses 271 grammes se sentent bien dans la main et dans la poche. Une fois déplié, ce Samsung donne l’impression d’être entre la mini-tablette et le smartphone à cause de l’ergonomie de certaines applications qui ne sont pas toutes adaptées au grand écran. De nombreux logiciels natifs ont été pensés pour la partie intérieure. Ce qui n’est pas le cas pour celles téléchargées sur le storeLe constructeur sud-coréen tend à corriger ce problème grâce à l’onglet Labs qui figure dans les paramètres. Mais cela demande de tout configurer soi-même...

Au niveau de la photo, cela reste correct dans l’ensemble avec trois capteurs de 12 mégapixels chacun. Mais par rapport à son prix de vente, on est en droit de s’attendre à mieux de la part de Samsung. Car, le Galaxy Fold 3 5G est plus cher que l’iPhone 13, avec un rendu moins qualitatif. Le manque de prise de risque de Samsung sur cet élément est assez préjudiciable. D’ailleurs, la nouvelle caméra cachée de 4 mégapixels fait les frais de cette absence d’innovation sur les objectifs photos. Mieux vaut éviter la prise d’image de soi par ce biais.

Avec trois écrans dotés d’une capacité d’affichage de 120 Hz, Samsung a conçu un smartphone très énergivore. L’autonomie affiche des limites notamment en comparaison au modèle précédent. Avec une batterie de 4 400 mAh sur le Fold 3 contre 4 500 sur le Fold 2, le dernier venu sur le marché ne tient pas plus que la journée. Et pour le recharger, il faut compter en moyenne 1h30 et non grâce au chargeur, car celui-ci ne se trouve pas dans la boîte. Un aspect très négligeable car d’autres smartphones bien moins coûteux proposent une charge ultra-rapide.

Enfin, la compatibilité avec le stylet S-Pen aurait pu s’avérer utile si Samsung avait prévu un rangement dédié. Car à moins d’acheter une protection supplémentaire qui alourdira le téléphone déjà bien pesant, il est préférable de laisser le stylet à la maison au risque de le perdre.

À partir de 1799 euros

iPhone 13 : un nouveau quatre à la suite

Le nouvel iPhone 13 Pro Max (à gauche) embarque trois nouveaux capteurs photos tandis que l'iPhone 13 (à droite) n'en compte que deux. (APPLE)

Avec quatre nouveaux modèles disponibles à des tarifs différents, Apple renouvelle l'offre qui avait été proposé en 2020. Grâce à l'iPhone 13 mini, l'iPhone 13, l'iPhone 13 Pro et l'iPhone 13 Pro Max, il y en aura encore une fois pour un maximum de consommateurs. Mais à voir si les quelques nouveautés de ces versions arriveront à séduire le public.

On a aimé : la photo, l’autonomie et la puissance

Ne prétendant pas révolutionner les iPhone, les quatre iPhone 13 arrivent avec quelques améliorations qui raviront les amateurs de photos. Les derniers smartphones de la marque à la pomme embarquent des objectifs photos plus performants que leurs prédécesseurs. Pour les modèles 13 et mini, ils empruntent les capteurs grand-angle et ultra grand-angle de l’iPhone 12 Pro Max de 12 mégapixels chacun. Ces derniers sont réajustés devenant “47 % plus grands” selon Apple. Grâce à cette modification, ils permettent aux deux téléphones de mieux laisser passer la lumière et d’améliorer la qualité du rendu en basse luminosité. L’intégration du stabilisateur Sensor Shift, déjà présent sur l’iPhone 12 Pro Max, aide aussi à l’optimisation du module photo. Pour les versions “premiums”, Apple y ajoute une troisième caméra comme pour les précédentes versions très haut de gamme. Les trois appareils reprennent les fonctionnalités de l’iPhone 12 Pro Max tel que le scanner 3D, Lidar. Mais la réelle nouveauté est le mode nuit disponible sur les trois capteurs.

Autre point positif, Apple a sorti le grand jeu avec son nouveau processeur le A15 Bionic. Malgré un mode 120 Hz absent sur tous les écrans, les applications restent fluides et n’arrivent pas à mettre à bout le téléphone. D’ailleurs, la puce est bien moins énergivore que la A14 présent sur l’iPhone 12. Et niveau durée de vie, le constat est sans appel. L’iPhone 13 tient deux heures de plus que son aîné. Un progrès dû à l’augmentation de la taille de batterie ce qui rend le téléphone légèrement plus lourd. Mais ce gain d’endurance satisfera celles et ceux qui exploitent leur appareil au maximum de leurs capacités. Le système de charge aimanté MagSafe, déjà présent pour l'iPhone 12, est toujours aussi efficace, et permet aussi de recharger les nouveaux AirPods. Cette 3e génération d'écouteurs sans fil connaît un léger changement de design, avec des tiges plus courtes et un son encore plus immersif, tout en conservant la captation du son ambiant pour éviter tout accident.

On n'a pas aimé : l’encoche et les prix

Même si elle a été réduite de 20 %, l’encoche est toujours présente sur l’iPhone 13. Un aspect frustrant quand les autres téléphones du marché moins chers sont quasiment "bord-à-bord”. Apple assume cette proéminence en raison du Face ID (détection de visage) mais il faudra encore patienter pour la voir disparaître. Car ce contour, apparu sur l’iPhone X, reste tout même visible. Et cela fait un peu tâche face à la qualité de l’écran.

Enfin, les iPhone ne seront pas une nouvelle fois à la portée de toutes les bourses. Si les tarifs restent sensiblement similaires à ceux de l’an dernier, ils sont tout de même élevés. Il faut compter 809 euros pour l’iPhone 13 mini, 909 euros pour l’iPhone 13, 1 159 euros pour le Pro et 1 259 pour le Pro Max. Un coût important et peut-être inutile pour les possesseurs d’iPhone 12 ou d’Android haut de gamme. Car s’il reste une référence, les évolutions ne bouleversent pas ce qui se fait en matière de smartphones ultra sophistiqués.

À partir de 809 euros

Oppo Reno 6 Pro 5G : une batterie ultra performante

La charge ultra rapide du Oppo Reno6 Pro 5G permet de faire le plein de batterie en 30 minutes.  (OPPO)

C’est le modèle haut de gamme d’Oppo, à la fois élégant et très performant. Le smartphone Oppo Reno 6 Pro 5G a été lancé en septembre 2021. Il s’agit de la version premium du modèle classique Oppo Reno. Il symbolise la stratégie du fabricant chinois Oppo qui veut s’imposer comme une marque de luxe dans l’univers du smartphone.

On a aimé : sa charge ultrarapide

C’est le gros point fort de la gamme Oppo Reno Pro 5, qui en fait un peu la Tesla du smartphone. Grâce à sa batterie de 4500 mAh et à sa charge SuperVOOC 2.0, le téléphone se charge très rapidement. En une demi-heure, la batterie est entièrement chargée sur une prise murale. Très pratique, surtout que le Reno 6 Pro 5G n’est pas gourmand en énergie. Nous avons testé le téléphone avec un usage “normal”, c’est-à-dire avec la 4G allumée en permanence, une luminosité moyenne et un mode avion enclenché la nuit. Son autonomie dépasse alors les 50 heures. Nous l’avons fréquemment branché le matin au petit-déjeuner avant de quitter le domicile pour aller travailler : le temps de boire un thé et de dévorer quelques tartines, l’Oppo Reno 6 Pro 5G  était chargé à 70-80%, largement suffisant pour tenir jusqu’à tard le soir grâce à son autonomie.

Autre point fort, son bel écran Amoled de 6,55 pouces avec bordures incurvées. La lecture d’un journal en ligne ou le visionnage d’une vidéo sont très agréables grâce à cette caractéristique. Enfin, l’appareil photo est de grande qualité grâce à un capteur de 50 mégapixels co-développé avec Sony.

On n’a pas aimé : la navigation

Malgré le bel écran : c’est un peu le point noir de ce modèle. La navigation développée par Oppo n’est pas très intuitive et prendre ce smartphone en main pour feuilleter un PDF ou se balader sur une application n’est pas toujours aisé. En revanche, la grande puissance du processeur Snapdragon 870 fait disparaître tout ralentissement lors de la navigation, ce qui contrebalance le point négatif évoqué précédemment.

À partir de 799,90 euros

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