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Le projet de loi antiterroriste suivi de près sur Twitter

Même si le texte, examiné lundi, devrait être voté sans problème à l'Assemblée nationale, certains journalistes et élus s'inquiètent d'un "recul des libertés".

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France Télévisions
Publié Mis à jour
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Le fronton de l'Assemblée nationale. (JOEL SAGET / AFP)

L'Assemblée nationale débat depuis lundi 15 septembre du projet de loi antiterroriste, qui renforce la législation sécuritaire pour prévenir le départ en Syrie de candidats au jihad.

Si le texte ne rencontre - à quelques exceptions près - que peu d'opposition à l'Assemblée, il suscite déjà la colère des défenseurs des libertés. A commencer par Le Monde, qui se demande, dans un éditorial : "Faut, une fois encore, faire reculer les libertés pour lutter contre le terrorisme ? N’est-ce pas déjà une petite victoire du terrorisme ?" Mediapart (article payant) estime, de son côté, que "le projet de loi antiterroriste vise internet" et rappelle qu'il a été dénoncé, entre autres, par Reporters sans frontières.

Le projet de loi prévoit, entre autres, de s'attaquer au "cyberjihadisme" en étendant la possibilité de bloquer des sites web sans passer par la case justice. 

Autant dire que cette mesure est suivie de près par les défenseurs de la liberté du net, qui réagissent sur Twitter. 

 Avertissement de journalistes

Comme le montrent leurs tweets, plusieurs journalistes sont montés au front pour alerter l'opinion publique sur les conséquences concrète du projet de loi:

 

Mais l'attaque la plus caustique est venue du journaliste Guillaume Champeau, fondateur et dirigeant de la société PressTIC, éditeur du site Numerama.com :

Opposition de quelques rares députés

Autant planter le décor tout de suite, le texte devrait être adopté haut la main, plusieurs députés de droite, comme  l'UMP Eric Ciotti, le soutenant ouvertement :

Pourtant, à droite comme à gauche, quelques-uns s'insurgent au nom des libertés individuelles. A l'image de l'écologiste François de Rugy, cité par le journaliste Pierre Alonso : 

A droite, la députée UMP Laure de La Raudière, spécialiste du domaine (et intervenante lundi soir à l'Assemblée) estime que l'exécutif ne respecte pas "les libertés individuelles" :

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