Cet article date de plus de six ans.

Le gouvernement veut se doter de sa propre messagerie cryptée

Celle-ci aurait vocation à être obligatoire dans le gouvernement, les cabinets ministériels et la haute administration d'ici l'été 2018.

Article rédigé par franceinfo avec Reuters
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le gouvernement français développe sa propre messagerie cryptée, qui devrait être obligatoire pour tous les membres du gouvernements d'ici l'été 2018. (WILLIAM VOLCOV / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP)

On ne connaît pas encore son nom, mais elle devrait être opérationnelle d'ici cet été. Le gouvernement français développe sa propre messagerie cryptée pour éviter que les conversations privées entre dirigeants puissent être espionnées, a révélé lundi 16 avril une porte-parole du secrétaire d'Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi.

Aucune des principales applications fournissant ce type de service, telles WhatsApp et Telegram, n'est basée en France, ce qui alimente les craintes de possibles indiscrétions."Il faut qu’on trouve un moyen d’avoir une messagerie cryptée et qui ne soit pas cryptée par les Etats-Unis ou la Russie", a expliqué la porte-parole.

Logo violet

Un informaticien de la Direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'Etat (Dinsic) a donc conçu une application propre à la France à partir d'un code "open source", en y intégrant des modalités souhaitées par le gouvernement.

Ce WhatsApp français au logo de couleur violette est actuellement testé par une vingtaine de hauts responsables et hauts fonctionnaires. Il devra être approuvé par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) et a vocation à être rendu obligatoire dans le gouvernement, les cabinets ministériels et la haute administration d'ici l'été. Selon la porte-parole du secrétaire d'Etat chargé du numérique, cette messagerie cryptée pourra, à terme, être mise à la disposition de tous les citoyens français. 

Le réseau social américain Facebook, qui a racheté WhatsApp en 2014, a été la cible de nombreuses critiques depuis que ses créateurs et dirigeants ont reconnu que les informations personnelles de millions de ses utilisateurs étaient tombées entre les mains de la société Cambridge Analytica.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.