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Trois questions sur les photos transmises par Philae depuis la comète Tchouri

Le robot, qui s'est détaché de la sonde Rosetta pour atterrir sur la comète, a commencé à se mettre au travail, malgré un atterrissage chaotique. 

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France Télévisions
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La première photo de la comète Tchouri prise et envoyée par le robot Philae, le 13 novembre 2014. (ESA / ROSETTA / PHILAE / CIVA / AFP)

Clic-clac. Le robot Philae a transmis, jeudi 13 novembre, sa première photo de la comète Tchouri où il a atterri, hier. Celle-ci a été tweetée par l'Agence spatiale européenne, qui a ensuite évoqué d'autres clichés envoyés par Philae. Francetv info revient sur la genèse de cette première photo et les conditions dans lesquelles le robot travaille.  

Que voit-on sur la première photo ? 

Après sept heures de descente et un atterrissage chaotique, Philae s'est mis au travail. Grâce à ses six caméras, le robot peut prendre des photos dans plusieurs directions. Ce qu'il a commencé à faire. La première photographie diffusée par l'Agence spatiale européenne (ESA) a été prise avec la quatrième caméra. Elle montre ce qui ressemble à de la roche sur la comète Tchouri et un pied de Philae.

En effet, le robot a sans doute atterri sur une pente, dans "une zone assez rocheuse", après avoir rebondi plusieurs fois, explique le Centre national d'études spatiales (Cnes). D'autres images montrent le ciel, le sol de la comète ou encore une falaise. Elles sont réunies dans la première photo panoramique prise par le robot. Toutes ont été "faites au lever du soleil", indique Marc Pircher, directeur du Cnes. En revanche, impossible pour les scientifiques pour le moment de bien évaluer les distances, précise l'ESA. 

Pourquoi le cliché est-il en noir et blanc ? 

C'est parce que ce sont des caméras scientifiques qui sont fixées sur Philae, que les photographies ne nous parviennent pas en couleurs. Comme le souligne l'astrophysicien Philippe Lamy, dans un tchat diffusé sur le site du Monde, ces outils, destinés à "faire des mesures très précises", sont "monochromes". Une photo en couleur n'aurait pas plus d'intérêt qu'un cliché en noir et blanc, estime le scientifique, directeur de recherche émérite au CNRS.

Par ailleurs, Philae s'est posé à un autre endroit que celui prévu au départ. Il voit peu la lumière, "seulement une heure trente de jour toutes les douze heures", ce qui explique les ombres importantes que l'on voit sur les photos.

Comment les photos sont-elles transmises du fin fond de l'espace ?

Philae travaille en ce moment à 500 millions de kilomètres de la Terre. Une distance qui n'empêche pas les scientifiques de recevoir les données envoyées par le robot. Celles-ci sont transmises via la sonde Rosetta, qui a largué le robot mercredi, et qui reste en orbite autour de la comète. Rosetta les envoie ensuite sur Terre grâce à ses antennes paraboliques.

Les données sont reçues par la station de New Norcia, en Australie, construite par l'ESA. Elle est équipée d'antennes permettant de communiquer avec les sondes les plus éloignées. Lorsque celle-ci n'est plus à la portée de Rosetta, les stations de Cebreros (Espagne) ou de Malargüe (Argentine) prennent le relais, explique le site dédié à la sonde. Pour le moment, il faut compter 28 minutes seulement pour que les informations recueillies par Philae parcourent l'immensité spatiale jusqu'à nous, indique Philippe Lamy du CNRS.

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