Mort de Michael Collins : il était "le genre d'astronaute à qui on aime ressembler lorsqu'on réalise nos missions", estime Jean-François Clervoy

Neil Armstrong et Buzz Aldrin "n'auraient pas marché sur la Lune sans Michael Collins", souligne  le spationaute français Jean-François Clervoy à franceinfo.

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Radio France
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L'astronaute américain d'Apollo 11 Michael Collins à Washington, le 15 avril 2019. (ERIC BARADAT / AFP)

Neil Armstrong et Buzz Aldrin "n'auraient pas marché sur la Lune sans Michael Collins", estime jeudi 29 avril sur franceinfo Jean-François Clervoy, spationaute qui a rencontré plusieurs fois l'astronaute américain lors de visites annuelles d'aptitude au vol spatial. Membre d'Apollo 11, la première mission habitée vers la Lune, Michael Collins est décédé mercredi 28 avril d'un cancer à l'âge de 90 ans. Alors que Neil Armstrong et Buzz Aldrin furent les premiers hommes à marcher sur la Lune, Michael Collins pilotait le module. Il est resté en orbite le temps de l'expédition de ses deux collègues.

"C'était quelqu'un de très sympa et surtout de très compétent. Il était reconnu par ses pairs comme un très grand astronaute", a déclaré Jean-François Clervoy.

"C'est quelqu'un qui n'est pas très connu, mais ce n'est pas important pour un astronaute : un astronaute ne vole pas pour être connu, il vole pour l'aventure humaine, pour bien faire son travail."

Jean-François Clervoy, spationaute

à franceinfo

Pendant la mission Apollo 11, "il avait une responsabilité énorme sur ses épaules, il était seul en orbite lunaire, pendant que Neil Armstrong et Buzz Aldrin travaillaient à la surface. Il avait des consignes lui permettant de rentrer tout seul au cas où ses deux collègues à la surface ne pouvaient pas remonter", détaille Jean-François Clervoy. "Pour le grand public, l'exploit, c'est de marcher, mais c'est peut-être un exploit encore plus grand d'être tout seul à gérer une situation critique pour la survie de ses compagnons", avance le spationaute.

"Michael Collins est un exemple pour tous les astronautes, parce que c'est à la fois un homme posé, sympathique, très amical, peut-être même un peu discret, et le genre d'astronaute à qui on aime ressembler lorsqu'on réalise nos missions. C'est l'exemple de l'astronaute idéal", conclut-il.

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