Le plus grand radiotélescope du monde entre en service en Chine

L'installation présente une ouverture sphérique d'un diamètre de 500 mètres, soit l'équivalent de 30 terrains de football. Il doit "aider à rechercher de la vie intelligente en dehors de notre galaxie", selon le directeur général de la Société chinoise d'astronomie.

Vue aérienne du plus grand radiotélescope du monde, appelé Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), le 3 juillet 2016, dans la province de Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine.
Vue aérienne du plus grand radiotélescope du monde, appelé Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), le 3 juillet 2016, dans la province de Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine. (DENG GANG / IMAGINECHINA / AFP)

Existe-t-il une forme de vie intelligente extraterrestre ? C'est la mission du plus grand radiotélescope du monde, qui est entré en service dimanche 25 septembre dans le sud-ouest de la Chine. Les scientifiques l'appellent FAST, acronyme de Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope. 

Sa construction a commencé en mars 2011 et a coûté 1,2 milliard de yuans (165 millions d'euros). L'installation présente une ouverture sphérique d'un diamètre de 500 mètres, soit l'équivalent de 30 terrains de football.

Une femme prend en photo le radiotéléscope FAST, dans la province de Guizhou (sud-ouest de la Chine), le 7 septembre 2016.
Une femme prend en photo le radiotéléscope FAST, dans la province de Guizhou (sud-ouest de la Chine), le 7 septembre 2016. (LI XU / XINHUA / AFP)

Sa dimension dépasse largement le radiotélescope d'Arecibo, située dans l'île de Porto Rico, qui a un diamètre de 305 mètres. Et le FAST a une qualité d'observation deux fois supérieure, avait souligné Nan Rendong, le chef scientifique en charge du projet, en 2014.

La chine investit des milliards dans l'exploration spatiale

Ecouter le ciel à la recherche d'une forme de vie extraterrestre n'est pas nouveau. Depuis les années 1960, le programme de recherche SETI (Search for extraterrestrial intelligence) tend ses antennes dans l’espoir de capter un signal intelligent. Mais il n’a encore abouti à rien de concret, mis à part un signal non-identifié capté en 1977 et baptisé "Wow !". "Un signal de 72 secondes qui n'a jamais été à nouveau entendu en dépit de tentatives répétées", raconte Slate. "Le résultat scientifique de SETI est nul !", a commenté auprès de franceinfo Louis d’Hendecourt dans le livre De l’inerte au vivant.

Mais la Chine affiche des ambitions dans le domaine de l'exploration spatiale. Pékin a investi des milliards d'euros dans ce domaine et espère installer une station permanente en orbite avant 2020, et à terme d'envoyer un homme sur la Lune.