Explosion de la fusée Starship de SpaceX : "Même si ce n'est pas à 100% une réussite, c'est une avancée", estime une spécialiste

L'entreprise SpaceX a dû lancer l'autodestruction de la fusée Starship, car elle menaçait de redescendre sur Terre ailleurs qu'au lieu planifié pour son atterrissage.
Article rédigé par France Info
Radio France
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La fusée Starship de la société Space X lors de son lancement depuis Boca Chica au Texas le 18 novembre 2023. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

Après un décollage et une opération de séparation réussis, les deux étages de la fusée Starship de SpaceX ont finalement explosé samedi 18 novembre 2023 après-midi. "Même si ce n'est pas à 100% une réussite, c'est une avancée", analyse Marie-Ange Sanguy, rédactrice en chef du magazine Espace et Exploration.

Le vaisseau Starship et l'étage de propulsion ont connu un "désassemblage rapide non-planifié, selon SpaceX, à environ 140 km d'altitude, ce qui aurait conduit l'entreprise, d'après Marie-Ange Sanguy, à lancer son autodestruction pour éviter qu'il ne redescende de façon non pas nominale, là où il était prévu, mais un peu n'importe où sur une zone habitée."

"Tout a fonctionné correctement au décollage"

Malgré la destruction de la fusée, comme lors du premier vol test de Starship au printemps dernier, "ce n'est pas un échec parce qu'il y a énormément de choses qui ont été validées aujourd'hui au niveau des modifications qu'ils ont entreprises : que ce soit le pas de tir, la séparation, ... Tout ça, c'était des grosses modifications et ça a fonctionné parfaitement. Et puis, les 33 moteurs se sont allumés tous ensemble et tout a fonctionné correctement au décollage."

Selon Marie-Ange Sanguy, les données de vol seront analysées pour "comprendre pourquoi le Starship lui-même n'a pas continué sa course, n'a pas fait sa petite orbite avant de se reposer, pour l'analyser et ensuite faire les modifications nécessaires pour que le troisième tir soit enfin celui qui qualifie toute cette partie-là."

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