Complément d'enquête, France 2

VIDEO. "Le silence, c'est l'allié de mon acouphène" : pour les victimes d'un traumatisme sonore, pas de répit même (et surtout) la nuit

Un sifflement continu dans la tête, que le silence fait se déployer dans toute son ampleur… Mais si les nuits sont un cauchemar pour ceux qui souffrent d'acouphènes (parmi lesquels les jeunes sont de plus en plus nombreux), les journées ne valent pas mieux. Extrait de "Complément d'enquête".

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COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2

"C'est horrible. C'est pas possible de se relaxer, parce qu'on est toujours crispé à cause du bruit derrière. C'est chiant." Depuis quinze jours, Adrien a des acouphènes. Le jeune homme perçoit en permanence un son strident dans sa tête, qui ressemble à un sifflement.

Mais c'est la nuit, dans le silence, que l'acouphène prend vraiment toute la place. "Le silence, c'est l'allié de mon acouphène, résume Adrien. Il n'offre aucun moyen à mon esprit de se raccrocher à autre chose que l'acouphène." Impossible de dormir.

En alerte au moindre bruit durant toute la journée

Pas de répit la nuit, et dans la journée, pas mieux. A l'extérieur, dans la rue, la souffrance du jeune homme est visible. Il appréhende désormais les sorties. Difficile pour lui de supporter le bruit de la circulation… le moindre bruit, en fait. Son oreille semble s'être mise "en mode hypersensibilité acoustique".

Les acouphènes d'Adrien sont apparus à la suite d'un traumatisme sonore. Quelque 14 millions de Français seraient sujets à ce mal intérieur. Parmi les victimes, beaucoup d'utilisateurs de casques hifi. Une population jeune, ciblée par des campagnes d'information lancées par des médecins inquiets. "Complément d'enquête" le 14 juin 2018 sur ce bruit dans la tête qui rend fou.

Extrait de "L'oreille cassée", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 14 juin 2018.

\"Le silence, c\'est l\'allié de mon acouphène\" : pour les victimes d\'un traumatisme sonore, pas de répit même (et surtout) la nuit 
"Le silence, c'est l'allié de mon acouphène" : pour les victimes d'un traumatisme sonore, pas de répit même (et surtout) la nuit  (COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2)