VIDEO. Et mon nugget, c'est du poulet ?

Une enquête du magazine de France 3 "Pièces à conviction" révèle mercredi les dessous de fabrication de ces beignets qui ont la cote en France.

Ils sont incontournables aujourd’hui dans nos assiettes. Les nuggets sont au menu des cantines scolaires, des fast-foods et on les retrouve aussi dans les rayons de tous les supermarchés. Le magazine "Pièces à conviction", diffusé mercredi 28 mai à 23h10 sur France 3, décortique, dans une enquête de Dorothée Frénot et Louis de Barbeyrac, la composition de ces petits morceaux de poulets panés qui font craquer petits et grands.

Car on en sait finalement assez peu sur ce produit essentiellement préparé par des industriels. Après plus de trois mois d'enquête, seule une usine sur les dizaines contactées a accepté d'ouvrir ses portes aux journalistes pour dévoiler une partie des secrets de fabrication du nugget.

Phosphate, glucose, xanthane...

On retrouve dans ces beignets de poulet de l'eau, de la farine, du sel, mais aussi d'autres ingrédients plus exotiques. Du phosphate pour conserver du poids à la cuisson, du glucose pour améliorer l'aspect ou du xanthane pour épaissir la préparation.

Et il n'y a pas que des morceaux nobles, comme les blancs de poulet, qui passent à la chapelure. Certaines entreprises utilisent un processus de découpe et de transformation qui vise à rentabiliser tout ce qui peut l’être dans le gallinacé : carcasses, os, cartilage... Cela s’appelle la "viande séparée mécaniquement". En clair : ce n’est pas de la vraie viande que l'on retrouve dans les nuggets, mais des déchets d’abattage malaxés.

De la viande de poulet est vidée dans un broyeur avant d\'être transformée en nuggets, le 5 décembre 2005 à l\'usine Cargill de Saint-Cyr-en-Val (Loiret).
De la viande de poulet est vidée dans un broyeur avant d'être transformée en nuggets, le 5 décembre 2005 à l'usine Cargill de Saint-Cyr-en-Val (Loiret). (ALAIN JOCARD / AFP)