Plus de 1 000 cas de rougeole aux Etats-Unis depuis le début de l'année

"Les vaccins sont un moyen sûr et très efficace de prévenir cette maladie et de mettre un terme à l'épidémie actuelle", a alerté dans un communiqué le ministre américain de la Santé.

En France, huit vaccins sont obligatoires depuis janvier 2018 : rougeole, rubéole, oreillons, coqueluche, tétanos, haemophilus influenza B, hépatite B, pneumocoque, méningocoque.
En France, huit vaccins sont obligatoires depuis janvier 2018 : rougeole, rubéole, oreillons, coqueluche, tétanos, haemophilus influenza B, hépatite B, pneumocoque, méningocoque. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Le nombre de cas de rougeole depuis le début de l'année aux Etats-Unis a franchi la barre des 1 000, ont annoncé, mercredi 5 juin, les autorités sanitaires américaines. "Le 1 000e cas d'une maladie évitable comme la rougeole est un rappel inquiétant de l'importance" de la vaccination, a déclaré dans un communiqué le ministre américain de la Santé.

"Nous ne pouvons pas le répéter assez : les vaccins sont un moyen sûr et très efficace de prévenir cette maladie et de mettre un terme à l'épidémie actuelle", a-t-il ajouté. L'annonce de ce 1 000e cas intervient quelques jours seulement après la mise en garde des autorités sanitaires sur le risque pour les Etats-Unis de perdre leur statut de pays ayant éliminé la rougeole.

Une maladie "éliminée" en 2000

La maladie a été déclarée "éliminée" en 2000 dans le pays, un but qui avait été fixé en 1966 avec le début de la vaccination. Ce terme correspond à l'absence de transmission continue pendant 12 mois dans une zone géographique particulière. A l'heure actuelle, c'est l'épidémie persistante dans la région new-yorkaise qui alarme les autorités. Elle a commencé officiellement à New York le 30 septembre 2018, et dans le comté voisin de Rockland le 1er octobre. Si elle continue pendant encore quatre mois, selon cette convention, les Etats-Unis ne pourront plus dire qu'ils ont "éliminé" la rougeole.

En pratique, les Etats-Unis ne sont jamais descendus à zéro cas. Depuis 2000, leur nombre oscillait entre quelques dizaines et quelques centaines par an, le maximum étant de 667 malades en 2014. La résurgence de foyers est principalement due à des voyageurs non-vaccinés ou sous-vaccinés contaminés à l'étranger et revenant aux Etats-Unis. C'est le cas depuis l'an dernier dans diverses régions du pays, avec des souches importées notamment des Philippines, d'Israël et d'Ukraine.