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Un collectif de médecins se dit préoccupé par les campagnes de vaccination "contre le cancer du col de l'utérus"

Dans une lettre au ministre de la Santé Xavier Bertrand, les praticiens, emmenés par le Dr Philippe de Charzournes, président de Med'Ocean, estiment qu'elles sont basées sur une "peur injustifiée" et que l'efficacité de l'un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.
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 (AFP - Philippe Merle)

Dans une lettre au ministre de la Santé Xavier Bertrand, les praticiens, emmenés par le Dr Philippe de Charzournes, président de Med'Ocean, estiment qu'elles sont basées sur une "peur injustifiée" et que l'efficacité de l'un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.

"Le cancer du col est-il vraiment un problème de santé publique en France au sens où l'entendent les épidémiologistes ? La question mérite d'être posée, car en réalité, on assiste depuis 1980 à une baisse régulière du nombre de nouveaux cas et de la mortalité liée à cette affection", commentent les médecins du collectif.

Selon eux, "la seule et unique mesure de prévention associée à cette baisse régulière est le dépistage régulier par un frottis cervico-utérin".

"Le millier de femmes qui meurent chaque année en France de ce cancer sont essentiellement des femmes qui n'ont pas été suivies régulièrement par frottis", poursuivent-ils en notant qu'"il n'y a ni épidémie, ni recrudescence du nombre de cas" en France.

Pour le collectif, non seulement l'efficacité du vaccin Gardasil est loin d'être démontrée, mais il suggère aussi de reconsidérer l'autorisation de mise sur le marché au niveau européen et de suspendre le remboursement en attendant de disposer de preuves solides de cette efficacité.

Deux demandes d'indemnisation après une vaccination
Deux jeunes femmes, âgées de 16 et 20 ans, qui se disent victimes de graves effets secondaires (douleurs, crises de paralysie...) après une vaccination avec du Gardasil (Sanofi Pasteur MSD), ont envoyé une demande d'indemnisation à la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Lyon, a indiqué le 11 juillet leur avocat.

Concernant ces jeunes femmes, les demandes d'indemnisation "ont été envoyées le 8 juillet par lettre recommandée", a affirmé Me Charles Joseph-Oudin, confirmant une information du Monde. D'autres demandes d'indemnisations vont être déposées, "environ 5 ou 6, dans toute la France métropolitaine", selon l'avocat.

Le Centre de pharmacovigilance de Grenoble, saisi en 2010 par un neurologue du cas d'une des plaignantes, a estimé qu'"il est très difficile d'établir un lien de causalité" entre un vaccin et une pathologie. "On ne peut pas dire que c'est ça, mais on ne peut pas dire que ça n'est pas ça", a-t-on expliqué à propos de ses troubles. En revanche, "vu le rapport bénéfice/risque, on a bien sûr déconseillé une 3e injection" du vaccin à cette patiente, a indiqué une responsable du centre.

"Il n'y a aucune alerte sur le Gardasil, il est juste surveillé", a-t-elle toutefois précisé.

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