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Un AVC sur cinq pourrait être évité grâce à une prise en charge plus rapide

Une étude internationale préconise de traiter les symptômes qui précèdent, parfois de plusieurs mois, les accidents vasculaires cérébraux.

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Un scanner cérébral, au CHU de Bordeaux, en 2014. (BURGER / PHANIE / AFP)

Ce sont de petits signes qui permettraient d'éviter un accident vasculaire cérébral (AVC) sur cinq. Les accidents ischémiques transitoires (AIT) sont des symptomes à haut risque qui précèdent un quart des AVC. Ils restent aujourd'hui méconnus, alors que leur prise en charge précoce diminue de moitié la survenue ultérieure des AVC, selon une étude internationale publiée dans la revue New England Journal of Medicine (en anglais), jeudi 21 avril.

Les AIT se manifestent par des signes tels que des troubles de la parole, des faiblesses ou une paralysie d'un membre, une perte de vue ou d'équilibre... Mais contrairement à l'AVC, ces symptômes ne durent que quelques instants : au bout de quelques secondes à quelques minutes, le patient retrouve son état normal.

Les AIT sont rarement détectés

Résultat, de nombreuses personnes affectées par des AIT ignorent ces symptomes, précise Le Monde. Un quart des 120 000 AVC ischémiques (dûs à la présence d'un caillot dans une artère du cou ou du cerveau) qui surviennent chaque année en France sont pourtant précédés de signes d'AIT.

"Jusqu’alors, quand les patients faisaient un AIT, ils étaient envoyés aux urgences de l’hôpital, mais comme leurs symptomes avaient disparu, ils étaient renvoyés chez eux, puis adressés à leur médecin traitant, explique Pierre Amarenco, chef du service de neurologie à l'hôpital parisien Bichat et coordinateur de l'étude. Les examens prescrits étaient réalisés dans les 15 jours suivants. Entre temps, bien des patients faisaient un AVC."

Deux cliniques pour les AIT en France

Selon l'étude internationale, la prise en charge des AIT dans les 24 heures après leur apparition permettrait de réduire de 50 à 80% le risque d'AVC ultérieur. Soit 15 000 à 24 000 AVC évités chaque année en France, précise Le Monde.

Pour parvenir à ce résultat, l'étude plaide en faveur d'un développement des structures SOS-AIT, comme celle créée à l'hôpital Bichat en 2003. Ces cliniques réalisent tous les examens nécessaires à la détection de ces signes en moins de 3 heures. Il n'en existe pour l'instant que deux en France, à Paris et à Toulouse.

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