Nuisances aériennes : un combat qui dure depuis 30 ans

Une équipe de France 3 s'est rendue auprès des habitants victimes des nuisances aériennes.

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Plus 3% de trafic en moyenne l'an dernier aux aéroports d'Orly et de Roissy. Si le chiffre est une bonne nouvelle pour le secteur, c'est une moins bonne nouvelle pour les 460 000 Franciliens qui subissent les nuisances aériennes. Jacqueline vit à 10 kilomètres de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. 365 jours par an, elle voit des centaines d'avions passer au-dessus d'elle. Un vacarme continue qu'elle a du mal à supporter. Comment lutter contre l'activité du huitième aéroport mondial ? D'année en année, Jacqueline a vu s'accroître le trafic aérien. C'est ce qui l'a poussé à rejoindre une association de défense des riverains.

Des solutions existent

"Il y a des après-midi, c'est presque ininterrompu", note Jacques, un autre riverain concerné. Pour ce dernier, le jardinage n'a plus rien d'une activité relaxante. Plus grave encore, des études médicales pointent les conséquences des nuisances aériennes. Insomnies, risques cardio-vasculaires, agressivité, des troubles de la santé qui pourraient être réduits selon Jacqueline, à condition de s'en donner les moyens. "La descente continue, l'élimination des avions les plus bruyants, le respect des altitudes à l'atterrissage", énumère-t-elle. Cela fait 30 ans au moins que les riverains se battent pour leur tranquillité. Aujourd'hui, les avions volent un peu plus haut. Mais il reste d'autres combats à mener comme l'aide à l'insonorisation des habitations, au point mort pour des milliers d'habitants.

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Un avion de la Malaysia Airlines, le 11 décembre 2014, à Kuala Lumpur (Malaisie).
Un avion de la Malaysia Airlines, le 11 décembre 2014, à Kuala Lumpur (Malaisie). (MOHD RASFAN / AFP)