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Des policiers héraultais en arrêt pour dépression et burn-out obligés de reprendre le travail

Les fonctionnaires de police-secours de Sète et Agde (Hérault), qui étaient en arrêt maladie pour dépression ou burn-out, depuis le milieu de semaine, ont été convoqués vendredi par le médecin de l'administration. Ils ont été sommés de reprendre le travail.

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France Bleu Hérault - franceinfo
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Un agent de la police nationale. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Les agents de police-secours de Sète et Agde (Hérault), en arrêt maladie pour dépression ou burn-out, depuis le milieu de semaine ont été convoqués vendredi 24 février, à Montpellier, par le médecin de l'administration. Selon une information de France Bleu Hérault, il leur a demandé de reprendre le travail.

Reprise du travail obligatoire

Le syndicat Alliance Police nationale dénonce la manière dont se sont déroulés, en quelques minutes, les entretiens. "Nous estimons que même si le médecin travaille pour l'administration, il n'en reste pas moins un médecin et il doit faire son travail correctement", souligne Séverine Collardé, secrétaire départementale du syndicat. "Les fonctionnaires ont donné leur arrêt avec le motif et leur ordonnance avec le traitement en lien avec cet arrêt. Ils ont voulu présenter l'arrêt au médecin qui a refusé en disant que la reprise était obligatoire", ajoute-t-elle.

Le malaise d'une profession

La syndicaliste précise toutefois, que la décision du médecin de l'administration prévaut sur un arrêt de travail délivré par un médecin de ville : "Les policiers sont donc obligés de reprendre leur service, pour certains dès ce vendredi, pour d'autres demain, sinon ils seront en absence illégale". Le malaise de la profession se retrouve aussi à Montpellier, où 11 des 15 fonctionnaires de police secours sont en arrêt maladie, depuis jeudi. En cause, le manque d'effectifs et le refus de la Direction départementale d'appliquer de nouveaux rythmes de travail, permettant aux fonctionnaires d'avoir davantage de week-ends libres.

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