Hôpitaux : face au casse-tête des plannings pour l'été, les directeurs d'établissements interpellent le futur ministre de la Santé

Les CHU préviennent déjà leurs personnels : certains vont devoir revenir sur leur congés d'été. Sur franceinfo, le président de la Conférence des commissions médicale d'établissements des CHU de France demande au nouveau gouvernement des moyens pour passer ce cap difficile.

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Radio France
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Un personnel équipé d'un brancard, au CHU de Strasbourg. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Après la crise du Covid, les hôpitaux affrontent la crise des urgences, comme à Bordeaux où le CHU a été contraint de passer en "mode dégradé". Or, depuis quelques semaines déjà, un nouveau casse-tête agite les différentes structures de santé : le manque de personnel l'été. Pour faire face, les CHU vont devoir faire revenir les soignants sur leur congés. Les directeurs des établissements demandent au nouveau gouvernement des moyens pour passer ce cap difficile. 

Ainsi, cet été, préviennent déjà les directions, il faudra faire tourner les services avec moins de personnel. Certains soignants seront également contrainte de devoir revenir sur leurs congés.

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Pour les dédommager de ce nouveau sacrifice après des années marquées par l'épidémie de Covid-19, le professeur Rémi Salomon, qui dirige la Conférence des commissions médicale d'établissements des CHU de France réclame d'ores et déjà de l'argent au futur ministre de la Santé, pas encore nommé par la Première ministre Élisabe Borne. 

"Tout cela doit se payer"

Sur franceinfo, il estime que "C'est le premier dossier que doit prendre le ministre de la Santé. Il doit y avoir des crédits, des budgets. Je pense qu'il ne doit pas y avoir de discussion sur ces points. Revenir sur ses congés, c'est compliqué : peu de professions accepteraient de joie de revenir travailler. On aime notre métier, mais à un moment donné, la tâche est quand même très contraignante. Ca doit se payer : que l'on paye bien les heures supplémentaires dans l'immédiat, que l'on paye bien les heures additionnelles, que l'on paye bien les retours de congés... Tout cela doit se payer."

"Ce sera peut-être une enveloppe qui sera importante à l'échelle de la nation, mais, en même temps, peut-on accepter de ne plus avoir accès au soin ? Ce n'est pas possible"

Rémi Salomon

à franceinfo

Pour gérer la pénurie de personnel dans les CHU, les responsables hospitaliers comptent aussi sur les agences régionales de santé pour remplir les listes de garde cet été, en faisant appel aux soignants qui exercent en ville.

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