Urgences médicales : les petits services menacés

Alors que plusieurs services d'urgences ont fait grève ce mardi 20 mars pour protester contre un manque de moyens, les petits services des plus petites communes sont sous-exploités. Certains menacent même de fermer faute de patients.

FRANCE 2

Dans la petite ville de Tonnerre (Yonne), une petite lumière, celle des urgences ouvertes 24 heures sur 24. Le service est menacé, car pas assez fréquenté. Ce soir-là, un choc à la tête, des douleurs abdominales, un mal au dos, une blessure au front. Parfois, c'est plus grave, comme cet homme qui a fait un infarctus. Une équipe médicale de 6 personnes pour environ 6 patients par nuit. Une activité insuffisante selon l'Agence régionale de santé (ARS).

"Ce n'est pas rentable, mais c'est vital"

Alors, faut-il fermer ce petit service d'urgence ? Pour les soignants, cela serait une erreur, notamment pour les AVC qui nécessitent une prise en charge rapide. Ainsi, les habitants de Tonnerre devront aller à Auxerre (Yonne), à 40 kilomètres, ou à Dijon (Côte-d'Or), à plus de deux heures de route. Les statistiques du directeur montrent qu'avec une moyenne de 30 patients par jour, son service d'urgence n'est pas dans les normes. Même souci avec le SMUR, l'ambulance des urgences. Elle mobilise une équipe de 5 personnes, mais ne sort pas tous les jours. "Ce n'est pas rentable, mais c'est vital", souligne encore le directeur.

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Les urgences du CHU de Poitiers.
Les urgences du CHU de Poitiers. (MAXPPP)