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Santé : les médecins continuent de bouder les médicaments génériques

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Santé : les médecins continuent de bouder les médicaments génériques
FRANCE 2
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France Télévisions

Depuis un an, ils ont l'obligation d'inscrire sur leur ordonnance le nom d'une molécule, et pas celui d'un produit. Mais certains médecins font de la résistance.

Efferalgan, Doliprane ou Dafalgan, ils ne devraient plus vous être prescrits sous ce nom. Depuis un an, la loi oblige les médecins sur leur ordonnance à ne plus utiliser le nom de produit, mais la DCI, la dénomination commune internationale. Elle contient le nom de la molécule, le dosage et la forme du médicament. Problème, selon le magazine UFC-Que choisir, les médecins ne jouent pas le jeu. Sur 815 ordonnances analysées, 73% contiennent encore la marque du médicament et seulement 27% utilisent la DCI.

Des repères pour les patients

Pour le Dr Jean-Paul Hamon, médecin, il est impossible de toujours appliquer la loi,notamment avec des personnes âgées pour qui le nom de la marque évite les confusions. "Quand vous voyez que pour le Monopar 125, je devrais écrire Levodopa 100, 20 azéride chlorydrate 28-50, quantité correspondante à benzazéride 25 mg, est- ce que vous pensez que je l'ai le temps de faire ça ?", interroge le médecin. Même si la DCI est prévue dans la loi, aucune sanction n'est prévue pour les médecins qui ne l'utilisent pas.

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