Santé : les infirmiers en quête de reconnaissance

Les infirmiers et infirmières libéraux se sont rassemblés un peu partout en France mardi 20 novembre pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme l'abandon ou le mépris du gouvernement.

France 2

Ses journées commencent avant 7 heures du matin et s'achèvent presque toutes après 20 heures. Depuis quatorze ans, John Pinte, infirmier libéral, sillonne les rues de Villejuif (Val-de-Marne) en banlieue parisienne. Une trentaine de visites par jour pour un salaire qu'il juge insuffisant. Premier rendez-vous, ce patient traité pour un cancer. Débrancher son cathéter et nettoyer le matériel sont des opérations pour lesquelles la sécurité sociale le rémunère 17 € bruts. Mais la prise en charge ne s'arrête pas là. Prendre la tension par exemple, un acte non rémunéré pour l'infirmier, mais indispensable.

Seulement 2,50 € par visite

Aujourd'hui, cet infirmier de 45 ans estime qu'un tiers des actes qu'il réalise ne fait l'objet d'aucune rémunération. Pour 50 heures de soins par semaine, John Pinte touche 2400 € nets par mois, auxquels s'ajoutent les primes pour le travail de nuit et le dimanche (400 €), et 700 € au titre de ses déplacements. C'est 2,50 € par visite, un forfait qui n'a pas changé depuis 2007. Réévaluer ces tarifs pour tenir compte de leur compétence et de la réalité d'exercice, c'est la revendication principale des infirmières et infirmiers libéraux.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des infirmiers dans le service de chirurgie orthopédique des hôpitaux du Léman, à Thonon (Haute-Savoie), le 21 mai 2015.
Des infirmiers dans le service de chirurgie orthopédique des hôpitaux du Léman, à Thonon (Haute-Savoie), le 21 mai 2015. (AMELIE-BENOIST / BSIP / AFP)