Santé : 10% de ces cancers restent diagnostiqués trop tard

Le meilleur moyen de guérir d'un cancer, c'est de le dépister à temps. Une étude et des chiffres concrets apportent encore plus d'arguments à l'importance de se faire diagnostiquer.

France 3

Le cancer colorectal est un cancer silencieux : il n'y a pas de signes cliniques. Le rapport de Santé publique France est clair : plus le diagnostic est précoce, plus les chances de survie sont grandes. Pourtant, le dépistage est simple, gratuit. Il est proposé systématiquement aux plus de 50 ans. Le prélèvement des selles se fait chez soi, et le médecin reçoit les résultats dix jours plus tard. "L'avantage de cette technique, c'est que dans les cas les plus fréquents, on découvre des lésions qui ne sont même pas cancéreuses, mais qui sont à risque de cancer, explique le Dr Jean Godard. Et on peut enlever ces lésions, les polypes, pendant la coloscopie. Donc le bénéfice est extraordinaire, puisqu'on arrive même avant que le cancer soit installé".

Cancer colorectal : 18 000 décès par an

Les diagnostics précoces ne sont pas identiques selon les régions du corps : 60% des cancers du sein sont diagnostiqués précocement. Pour le cancer du côlon, le chiffre baisse à 44%. La mortalité est importante pour ces cancers, avec 59 000 nouveaux cas par an pour les cancers du sein, on compte 12 000 décès. Pour le cancer colorectal, ce sont 45 000 nouveaux cas par an, et 18 000 décès. Avec 6 cancers du sein sur 10 détectés à un stade précoce, la France se situe dans la moyenne européenne, mais 10% de ces cancers restent diagnostiqués trop tard, et les traitements sont alors très lourds.

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Une femme passe une mammographie, à Paris, le 27 octobre 2011. (B. BOISSONNET / BSIP / AFP)