Handicap : Jean Castex annonce des revalorisations salariales pour 20 000 soignants supplémentaires

Cette revalorisation concernera les salariés des établissements pour personnes handicapées financés par les départements, a précisé le Premier ministre.

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Le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement dans une unité de soins intensifs, à Montpellier (Hérault), le 5 novembre 2021. (PASCAL GUYOT / AFP)

Le gouvernement tente de répondre aux difficultés de recrutement du secteur du médico-social. Les revalorisations salariales accordées lors du Ségur de la santé vont être étendues à quelque 20 000 soignants supplémentaires, salariés des établissements pour personnes handicapées financés par les départements, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, lundi 8 novembre, lors d'un déplacement dans une maison d'accueil spécialisée à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).

Cette revalorisation, qui "concernera plus de 20 000 professionnels", sera inscrite sous forme d'amendement au projet de loi de financement de la Sécu en cours de discussion au Sénat, a précisé le chef du gouvernement. Depuis plusieurs mois le secteur médico-social, qui comprend l'aide aux personnes âgées et handicapées, mais également aux sans-abri ou aux enfants en danger, alerte sur ses graves difficultés de recrutement.

Une fuite vers les secteurs mieux rémunérés

Cette pénurie de personnel s'explique en partie par des disparités de traitement entre salariés. Les hausses de rémunération de 183 euros par mois, octroyées à l'été 2020 lors du Ségur de la santé aux personnels des hôpitaux et des maisons de retraite, n'ont ensuite été étendues que progressivement et partiellement à d'autres secteurs, entraînant une fuite des compétences pour les secteurs mieux rémunérés.

Les revalorisations en faveur des établissements pour personnes handicapées financées par la Sécu interviendront dès ce mois de novembre et non, comme prévu initialement, le 1er janvier, a annoncé Jean Castex, pour un coût de 60 millions d'euros. Par ailleurs, les Agences régionales de santé vont se doter d'une "cellule exceptionnelle d'appui RH" et Pôle emploi proposera des "formations courtes qualifiantes" financées par le gouvernement.

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