Coronavirus : la Haute Autorité de santé appelle à reprendre les vaccinations qui n'ont pas eu lieu par le confinement

La Haute Autorité de santé estime à 44 000 le nombre de nourrissons âgés de 3 à 18 mois qui n'ont pas reçu de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites et l'hépatite B.

Selon une étude du CNRS, près d’un Français sur quatre ne se ferait pas vacciner contre le Covid-19. (Image d\'illustration)
Selon une étude du CNRS, près d’un Français sur quatre ne se ferait pas vacciner contre le Covid-19. (Image d'illustration) (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Les vaccinations doivent reprendre d'urgence car elles ont considérablement chuté avec l'épidémie de Covid-19 et le confinement, a averti mardi 16 juin la Haute Autorité de santé (HAS). Cet appel concerne à la fois les nourrissons et "les adultes qui ont des maladies chroniques, des fragilités particulières", a expliqué l'infectiologue Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS. "C'est une double préoccupation", souligne-t-elle.

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Pour les enfants, "le rattrapage qui a lieu à partir du 11 mai [date du début du déconfinement] est insuffisant", rapporte Elisabeth Bouvet. "Le déficit reste important pour la rougeole, avec le risque de revoir resurgir des épidémies et de perdre le regain de vaccination qu'on avait semble-t-il réussi à obtenir", craint l'infectiologue de la Haute Autorité de santé.

La Haute Autorité de santé estime "à 44 000 le nombre de nourrissons âgés de 3 à 18 mois" qui n'ont pas reçu de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites dues à la bactérie Haemophilus influenzae de type b et l'hépatite B.

Des centaines de milliers de personnes concernées

La Haute Autorité de santé préconisait, début avril, de maintenir l'ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons, celles recommandées au-delà de 2 ans pouvant être différées jusqu'à la levée du confinement. Les vaccins non réalisés sur l'ensemble des 8 semaines de confinement, et donc à rattraper, concernent 90 000 personnes tous âges pour les vaccins anti-papillomavirus, 123 000 pour le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et 450 000 pour les vaccins antitétaniques destinés aux rappels des enfants (hors nourrissons), adolescents et adultes.