Les cellules du corps humain peuvent atteindre une température de 50 °C, affirment des chercheurs français

Leur découverte porte sur les mitochondries, de minuscules éléments d’un micromètre de longueur, souvent décrites comme les "centrales énergétiques" de nos cellules. Elle pourrait permettre, à terme, de mieux soigner certaines maladies.

Un enfant joue sur la plage, en plein été (photo d\'illustration).
Un enfant joue sur la plage, en plein été (photo d'illustration). (MAXPPP)

Cette donnée est fortement ancrée en nous : notre température corporelle s'élève, en moyenne, à 37 °C. Mais selon des scientifiques français, certaines parties de notre corps peuvent atteindre des températures beaucoup plus élevées. C'est en tout cas ce qu'affirment les chercheurs français Dominique Chrétien, Paule Bénit et Pierre Rustins dans un article sur leurs travaux sur la régulation de la chaleur du corps humain, publié sur le site bioRxiv. Selon eux, la température serait de 50 °C au coeur des cellules. 

Cette découverte porte sur les mitochondries, de minuscules éléments d’un micromètre de longueur, souvent décrites comme les "centrales énergétiques" de nos cellules. "Sans elles, un muscle ne pourrait pas se contracter, une information n'arriverait pas à transiter vers le cerveau", explique au Parisien Guy Lenaers, directeur de recherche au CNRS, qui a échangé avec les auteurs de cette découverte.

De nouvelles pistes en matière médicale

Ces mitochondries servent également à maintenir le corps à une température de 37 °C. Pour cela, leur température doit être plus élevée. "Si vous voulez qu’une pièce soit à 20 °C, le radiateur doit chauffer plus fort" que ces 20 °C, remarque encore Guy Lenaers.

Cette découverte ouvre de nouveaux champs thérapeutiques, que ce soit dans le cas de pathologies en lien avec un dérèglement de température, comme la fièvre, les inflammations musculaires, ou les bouffées de chaleur au moment de la ménopause. Mais, souligne Le Parisien, d'autres pathologies telles la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson pourraient être concernées.