Ibuprofène, paracétamol, baclofène... les recommandations de Prescrire pour mieux soigner

La revue médicale Prescrire revient sur ses principaux conseils émis en 2019 pour mieux prendre en charge les patients et limiter les risques d’effets secondaires.

Ibuprofène, paracétamol, baclofène... les recommandations de Prescrire pour mieux soigner
Ibuprofène, paracétamol, baclofène... les recommandations de Prescrire pour mieux soigner (Crédits Photo : © PublicDomainPictures / Pixabay)

Avec le début d’année vient l’heure du bilan. La revue médicale indépendante Prescrire publie le 1er janvier 2020 une synthèse des recommandations publiées au fil de l’année écoulée en matière de prise en charge, de solutions thérapeutiques et de médicaments pour mieux soigner.

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Des médicaments efficaces à retenir

Premier point : les médicaments à retenir pour leur efficacité. C’est par exemple le cas du dupilumab (Dupixent) qui améliore les symptômes chez 30 % de patients gênés par un eczéma atopique en plus par rapport au placebo, après échec des traitements locaux et de la ciclosporine.
De même, chez les patients dépendants à l’alcool, le Baclofène à doses modérées (30 mg par jour) doit selon Prescrire être considéré comme une option pour "aider à contrôler la consommation d’alcool".

Concernant le traitement des cancers, la revue Prescrire reconnaît aussi l’utilité du pembrolizumab (Keytruda) pour allonger la survie en cas de cancer bronchique métastasé et celle de l’axicabtagène ciloleucel (Yescarta) pour augmenter les chances de survie des patients atteints de lymphome.

Diclofénac et ibuprofène

La revue met également en lumière les nouvelles connaissances acquises pour mieux cerner les risques des médicaments. Prescrire revient ainsi sur deux alertes émises cette année. La première concerne les risques cardiovasculaires plus élevés dans le mois qui suit la prise de diclofénac (Voltarène ou autre) qu’avec l’ibuprofène ou la naproxène.

La seconde porte sur les cas d’hypoglycémies chez des patients traités pour un diabète causés par des médicaments antiviraux de l’hépatite C.

Pneumologie, psychiatrie et ORL

Enfin, la revue souligne les progrès réalisés pour améliorer la prise en charge des patients. Elle rappelle tout d’abord que l'échographie pulmonaire est un examen aussi performant que la radiographie thoracique chez l’enfant souffrant de pneumonie et qui, contrairement à la radio, présente l'avantage de ne pas exposer à des radiations ionisantes.

Dans le domaine de la psychiatrie de l’adulte, Prescrire note que lorsqu’un médicament neuroleptique par voie orale semble justifié en cas d'épisode psychotique, le choix entre les différents neuroleptiques possibles doit surtout être orienté par leur profil d'effets indésirables "étant donné l'absence de différence tangible d'efficacité" entre ces différents médicaments.

Dernier point abordé dans ce bilan : le paracétamol est le traitement de premier choix contre les maux de gorge d’origine infectieuse quand les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont à éviter puisqu’ils augmentent le risque de complications infectieuses graves comme les phlegmons.