VIDÉO. Homéopathie : pour Christian Estrosi, le gouvernement aurait pu maintenir le remboursement partiel "pour ceux qui ont peu de moyens"

Alors que le gouvernement a annoncé mardi le déremboursement progressif de l'homéopathie d'ici 2021, le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, estime sur franceinfo mercredi qu'il aurait été préférable d'épargner les catégories sociales les plus démunies.

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, a critiqué mercredi 10 juillet sur franceinfo la décision du gouvernement de dérembourser totalement l'homéopathie d'ici 2021 en estimant qu'il s'agissait "malgré tout d'un remède utilisé par des centaines de milliers de Français pour ne pas utiliser des antibiotiques avec les effets toxiques que ceux-ci peuvent avoir". S'il dit avoir recours lui-même à l'homéopathie, Christian Estrosi n'a pas voulu trancher sur le débat qui oppose les "pro" et les "anti".

Est-ce que c'est un effet placebo ? Est-ce que c'est un effet effectif ? Moi j'aime plutôt les méthodes naturelles... Quand on peut éviter les antibiotiques c'est mieux.

Christian Estrosi

à franceinfo

Estimant que cette fin du déremboursement ne changerait rien pour les "milliers et les milliers de Français qui achètent [de l'homéopathie] sans ordonnance", le maire de Nice s'est en revanche inquiété pour "ceux qui ont peu de moyens".

"Je comprends que le gouvernement ait besoin, face aux déficits auxquels il est confronté, de faire des économies, a argumenté Christian Estrosi. Mais pour 120 millions d'euros... Moi je pense toujours aux personnes âgées et aux petits pensionnés qui croient en cette médecine, à qui ça fait du bien et qui grâce à une ordonnance font un geste qu'ils ne feront peut-être pas demain." "Peut-être y avait-il à épargner certaines catégories sociales qui sont les plus démunies pour ne pas leur impacter ce coût-là", a ajouté Christian Estrosi.

Christian Estrosi, sur franceinfo, mercredi 10 juillet.
Christian Estrosi, sur franceinfo, mercredi 10 juillet. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)