Le baiser, vertus et dangers

Le 6 juillet était la Journée internationale du baiser. Passionné, tendre ou chaste, le baiser peut être bénéfique à notre santé ou réserver des surprises... plus désagréables.

(MIKA KNEZEVIC / 99572178)

Qui n'aime pas embrasser ? Le baiser, au delà du plaisir qu'il procure, est bon pour la santé :

  • Il protège des infections : il y aurait 80 millions de bactéries dans notre salive. Un baiser impliqué (comprendre, avec la langue) stimule et développe notre système immunitaire. Embrasser, c’est donc nous protéger des infections.
  • Il est anti-stress et participe à l’équilibre du cerveau : il libère des endorphines, ces hormones qui suscitent du plaisir. Mais il participe aussi à la sécrétion de sérotonine et de dopamine, des neurotransmetteurs indispensables au bon fonctionnement cérébral.
  • Il donne du tonus au visage : on y pense peu, mais embrasser, c’est du sport. Quand on embrasse quelqu’un, on muscle sa langue et ses lèvres. Plus d’une dizaine de muscles sont mis en jeu. Un véritable anti-âge naturel.
  • Il stimule la libido : selon le kamasutra, "le baiser est la porte du bonheur et de l’expérience amoureuse. Il provoque l’ardeur érotique, agite les cœurs et incite au don naturel de soi."

Dans l’écrasante majorité des cas, ça se passe bien.  Dans de très rares situations, le baiser est source de tracas :

  • Il peut donner la mononucléose infectieuse… : bien connue des adolescents, la "maladie du baiser", est due à la transmission salivaire du virus d’Epstein-Bar. La maladie est très souvent asymptomatique et immunisante. Rarement, elle donne une fatigue chronique.
  • … ou l'herpès : autre virus qui peut profiter d’un baiser, le virus de l’herpès. Le fameux "bouton de fièvre" n’a pas besoin d’échange salivaire pour se transmettre. Un simple contact de peau suffit. Le bon réflexe : ne pas embrasser même au tout début de l’épisode, quand seule une petite lésion est visible. Les petites vésicules qui apparaissent sont déjà contaminantes. Les enfants sont très sensibles à l’herpès et le virus peut conduire chez eux à de graves contaminations. Attendez dans tous les cas la totale cicatrisation du bouton.
  • Il peut déclencher une réaction allergique : le premier cas a été publié en 1997. Il s’agissait d’une jeune femme allergique à la pomme. La malheureuse s’est retrouvée aux urgence sans en avoir mangé. Lors de l’interrogatoire, les médecins se sont aperçus qu’elle avait embrassé son compagnon qui venait, lui, de manger une pomme. La transmission de quelques molécules par voie salivaire a suffit à déclencher la réaction allergique. Dans les cas les plus graves, elle peut aller jusqu’au choc anaphylactique. Et tous les aliments sont concernés. Allergiques, embrassez qui vous voudrez… mais ayez sur vous votre stylo injectable d'adrénaline en cas d’urgence.