"C'est bien commode" : la vaccination contre la grippe dans les pharmacies fait déjà des adeptes

La campagne de vaccination contre la grippe a démarré au début du mois d'octobre dans les pharmacies. Deux régions, Nouvelle Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes, testent ainsi la piqûre dans les officines. 

Plus de 30 000 personnes âgées se sont fait vacciner contre la grippe dans les pharmacies de Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. (Photo d\'illustration)
Plus de 30 000 personnes âgées se sont fait vacciner contre la grippe dans les pharmacies de Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. (Photo d'illustration) (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Depuis le vendredi 6 octobre, la campagne de vaccination contre la grippe dans les pharmacies est lancée. Deux régions expérimentent donc la possibilité de réaliser les injections dans les officines. Ainsi, après trois semaines de test, plus de 30 000 personnes âgées ont franchi le pas dans les 2 562 officines concernées en Nouvelle Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.

Plus simple qu'un passage chez le médecin

À 95 ans, toujours bon pied bon œil, une cliente d'une pharmacie lyonnaise apprécie cette nouvelle formule. "C'est bien commode, elle (la pharmacie) est à côté", explique la vieille dame qui jusqu'ici devait aller jusqu'à chez son médecin pour se faire vacciner. Pour elle, la vaccination devra pourtant encore attendre quelque jours parce qu'elle est légèrement malade. "Je suis très enrhumée et j'ai mal à la gorge." Mireille Reboul, la pharmacienne, confirme : "Si son organisme est déjà en train de se battre contre une infection, elle ne pourra pas préparer son immunité contre la grippe."

La pharmacienne n'a donc pas vraiment changé de rôle : elle donne toujours des conseils et vend le produit. Seule différente : elle peut aussi l'administrer. Et ça fait la différence pour certains clients, assure-t-elle. "J'ai eu une cliente qui partait en voyage. Elle avait oublié qu'il fallait se faire vacciner et elle me dit 'ce soir, à votre avis, je vais où pour me faire vacciner ?' Je lui ai dit  que je pouvais le faire si elle le voulait."

De 4 à 6 euros reversés par injection

Si Mireille Reboul peut aujourd'hui injecter le vaccin anti-grippal, elle a d'abord dû passer par la case apprentissage. "On a suivi une formation théorique et pratique d'une journée et on a validé notre formation avant d'être autorisé à le faire", souligne la pharmacienne. 

L'enjeu est d'importance pour le gouvernement puisque l'objectif de la vaccination par les pharmaciens est d'aller plus vite contre la grippe et de toucher plus de personnes âgées. Cet objectif est d'autant plus atteignable que les pharmaciens y sont financièrement incités, avec un versement de 4 à 6 euros par vaccination. 

Le reportage à Lyon de Claude Cordier.
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