Cet article date de plus de sept ans.

Le chef de la lutte anti-Ebola en Sierra Leone meurt du virus

Le virus a déjà tué 672 personnes depuis le début de l'année en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une unité de Médecins sans frontières apporte de la nourriture à des patients malades du virus Ebola à Kailahun (Sierra Leone). ( REUTERS   )

Les professionnels de santé au contact du virus Ebola sont aussi menacés par l'épidémie. Le responsable médical du centre de traitement contre la fièvre Ebola à Kenema (Est de la Sierra Leone), une des régions les plus affectées du pays, est mort mardi 29 juillet après avoir attrapé le virus, selon les services de santé sierra-léonais. Dans ce pays, 489 cas d'Ebola ont été recensés, dont 159 mortels. 

Le docteur Omar Khan avait été admis la semaine dernière dans un centre de traitement anti-Ebola géré par Médecins sans frontières (MSF) situé dans une autre ville de l'Est de la Sierra Leone, Kailahun, après avoir été testé positif au virus Ebola. Le ministre de la Santé, Miatta Kargbo, avait alors qualifié le docteur Khan de "héros national", car depuis des mois "il passait douze heures par jour à sauver des vies, ce qui est un formidable sacrifice". 

Deux médecins américains malades

Au Libéria, deux médecins américains, qui ont contracté le virus en soignant des patients touchés par cette fièvre hémorragique mortelle, sont également hospitalisés, poursuit Reuters. L'un d'eux, Kent Brantly, 33 ans, est sérieusement malade. "Le diagnostic est grave", selon un proche de Kent Brantly, le docteur David McRay, établi au Texas : "Il m'a demandé de ne pas évoquer précisément les symptômes auxquels il est confronté mais il est faible et vraiment malade", a-t-il ajouté.

Mais alors que peu d'informations circulent sur leur état de santé, une pétition a été mise en ligne sur le site de la Maison Blanche, réclamant que Kent Brantly et sa collègue Nancy Writebol, également malade, soit évacués en Europe "afin de recevoir un traitement efficace". Mais si ce stransfert est à l'étude, il reste improbable, "comme vous pouvez l'imaginer, c'est assez compliqué de transférer un malade d'Ebola à travers des frontières internationales", a commenté David McRay.

Surtout, cette demande met en lumière les inégalités d'accès aux soins selon les régions du monde, alors que le virus a déjà tué 672 personnes depuis le début de l'année en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. "Ces trois pays d'Afrique de l'Ouest figurent parmi les plus pauvres au monde", a expliqué à The Verge (en anglais) Gregory Hartl, porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). "Ils ont peu d'équipements et de matériels", poursuit-il. Si le protocole de soin en cas d'infection "peut être appliqué partout", assure-t-il, les experts s'accordent a dire que les pays riches sont plus à même de soigner les cas d'infections nécessitant des soins intensifs.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Ebola

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.