Cet article date de plus de six ans.

Virus Ebola : l'épidémie actuelle, la plus importante de l'histoire, a fait au moins 600 morts

Jamais une épidémie d'Ebola n'avait fait autant de victimes. En 2000, en Ouganda, 425 cas d'infection au virus avaient été relevés, dont la moitié avaient été mortels.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une infirmière de l'ONG "Médecins sans frontières" examine une patiente dans un centre pour les victimes du virus Ebola à Guekedou (Guinée), le 1er avril 2014. (SEYLLOU / AFP)

Le bilan de l'épidémie actuelle de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola continue de s'aggraver. Selon l'Organisation mondiale de la santé, qui publie un nouveau bilan mardi 15 juillet, elle atteint désormais les 603 morts, dont 68 nouveaux décès entre les 8 et 12 juillet, dans trois pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Jamais une épidémie d'Ebola n'avait fait autant de victimes. En 2000, en Ouganda, 425 cas d'infection au virus avaient été relevés. La moitié de ces cas s'étaient révélés mortels.

"On a toujours un niveau élevé de transmission du virus au sein des communautés", a ajouté le porte-parole de l'organisation, Daniel Epstein. Ainsi, l'OMS a indiqué qu'elle essayait d'avoir "le soutien de personnes influentes et respectées" au sein des communautés des pays concernés, pour mieux expliquer aux populations les mesures de protection à prendre pour lutter contre le virus Ebola. 

Une épidémie qui devrait durer encore plusieurs mois

L'épidémie, la plus grave jamais attribuée au virus Ebola, a été au centre d'un sommet sanitaire il y a deux semaines au Ghana. Le sous-directeur général chargé de la sécurité sanitaire à l'OMS, Keiji Fukuda, avait déclaré à cette occasion que l'épidémie allait vraisemblablement durer encore "plusieurs mois". "J'espère vraiment que nous verrons un renversement de la tendance et une baisse du nombre de cas d'ici quelques semaines", avait-il ajouté.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.