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Ebola : comment les hôpitaux français s'entraînent à faire face

Marisol Touraine avait annoncé la tenue d'un "exercice grandeur nature" dans tous les Samu de France, pour vérifier leur capacité à accueillir un éventuel malade d'Ebola. Récit de la procédure.

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France Télévisions
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Des militaires réalisent un exercice de simulation pour faire face à l'épidémie d'Ebola à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), le 23 octobre 2014. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

En cas d'épidémie, la France est-elle prête à faire face ? Pour se préparer à toute éventualité, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait annoncé la tenue d'un "exercice grandeur nature" dans tous les Services d'aide médicale d'urgence (Samu) de l'Hexagone, afin de vérifier qu'ils sont prêts à accueillir un éventuel malade d'EbolaLes premiers tests ont eu lieu, jeudi 23 octobre, à Metz (Moselle) et Reims (Marne). Francetv info fait le récit de ces exercices.

Prendre en charge rapidement le malade

Pour les besoins de la simulation, deux volontaires se sont présentés aux urgences en jouant les faux malades : un étudiant en médecine à Reims et une journaliste de RTL à Metz. Arrivée en milieu de matinée à l'hôpital, la reporter informe les équipes médicales qu'elle s'est récemment rendue au Liberia, pays touché par l'épidémie, pour un reportage.

"Je m'appuie sur le comptoir, raconte-t-elle. Un premier test, la maladie se transmettant par les sécrétions corporelles telles que la sueur. La surface sera désinfectée tout de suite après mon départ." C'est l'un des points sur lesquels ce type d'exercice souhaite mettre l'accent. "Nos procédures fonctionnent plutôt bien", assure François Ferrière, responsable des équipes non médicales à Reims, sur France Inter. "La difficulté, c'est la désinfection, le traitement (...) des déchets, des liquides, des matériels utilisés pour la prise en charge du patient."

Protéger les équipes médicales

Puis l'objectif est d'identifier rapidement les symptômes. Lorsque les suspicions d'Ebola se confirment, les patients sont alors placés à l'isolement, examinés par des personnels protégés. "Ils sont en tenue de protection intégrale", raconte le docteur Philippe Lévy-Chazal, responsable du SMUR de Reims, à France 3 Champagne-Ardenne. "Avec une combinaison étanche, un masque, des lunettes, une double paire de gants..."

"Une infirmière et une médecin s'habillent en s'aidant l'une l'autre, comme c'est prévu, décrit la journaliste de RTL. Pas un centimètre carré de peau est à découvert. (...) J'ai chronométré : elles mettront 20 minutes pour s'habiller." Le déshabillage des équipes est particulièrement surveillé, précise France Bleu Champagne-Ardenne, car un risque de contamination existe à ce moment-là. "Il faut enlever au fur et à mesure la tenue, précise Philippe Lévy-Chazal. On est vraiment très précautionneux."

Orienter le patient vers un établissement de référence

Le patient est ensuite orienté au plus vite vers l'une des douze établissements de référence chargés, en France, d'accueillir les malades d'Ebola : ils sont situés à Paris, Lyon, Lille, Strasbourg, Marseille, Bordeaux, Rennes, La Réunion, Rouen, Nancy et Saint-Mandé. Les faux malades y sont transférés par ambulance.

D'après RTL, "quelques petites erreurs" sont à relever durant ce premier exercice à Metz, mais la journaliste note le "sang-froid" des équipes médicales et la bonne maîtrise de la procédure. Ce genre de tests est appelé à se renouveler, explique la radio, au rythme de deux exercices par mois.

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