Violences conjugales : donner l'alerte en pharmacie durant le confinement, "il faut très vite que ce soit opérationnel", estime une militante féministe

Pour Fatima Benomar donner la possibilité aux femmes victimes de violences de donner l'alerte en pharmacie durant la période de confinement est "un premier geste"

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Radio France
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Durant le confinement, les femmes victimes de violences pourront donner l'alerte en pharmacie.  (FLORENCE GOTSCHAUX / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE)

Les violences conjugales sont en forte hausse du fait du confinement. Les femmes victimes pourront désormais donner l’alerte en pharmacie, a annoncé jeudi 26 mars le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "C'est un premier geste, il faut très vite qu'il soit opérationnel", a réagi sur franceinfo Fatima Benomar, militante féministe et ancienne membre du collectif Nous Toutes  vendredi 27 mars. 

Les femmes "qui étaient déjà maltraitées n'ont plus d'échappatoire", alerte-t-elle. Il peut aussi s'agir de violences qui apparaissent ou s'agravent. "Les hommes violents sont plus brutaux, ils sont exaspérés par l'enfermement imposé. Ils vont encore plus dénigrer, surveiller les faits et gestes de leurs compagnes, se plaindre de la cuisson du repas, de la tenue de la maison et très vite ça dégénère", explique Fatima Benomar. 

Un outil de plus pour échapper aux violences

Cette possibilité offerte aux femmes victimes de violences de donner l'alerte en pharmacie "est un premier geste, il faut très vite qu'il soit opérationnel. Il y a plein de femmes qui nous écoutent et qui pourraient se rendre à la pharmacie", estime la militante. "En France, il y a 200 000 femmes victimes de violences conjugales par an, rappelle-t-elle. Il faut qu'on donne des moyens. On a demandé un milliard et on ne l'a toujours pas. Je ne comprends pas pourquoi les dispositifs qui devraient être élargis sont restreints. Le 3919 du fait du confinement vient de passer de 22h à 19h."

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