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Vidéo "Tout le monde prend enfin conscience que ces oiseaux existent" : le confinement a eu du bon pour la biodiversité

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Alexandre Abergel - Valentin Dunate
Radio France

C’est sans doute l’un des rares aspects positifs de la crise sanitaire : la nature a repris ses droits. Avec le confinement, la pollution sonore a nettement diminué dans les grandes agglomérations et ce, pour le plus grand plaisir des oiseaux… et de ceux qui les étudient.

Cahier à la main et jumelles autour du cou, Olivier Ganne sait identifier des dizaines d’oiseaux dans l'agglomération nantaise. Encore plus depuis le début du confinement : habituellement couverts par la pollution sonore, les chants de la fauvette à tête noire, de la bouscarle de Cetti, de la pie-grièche à tête rousse, ou encore du pouillot véloce sont désormais accessibles à tous.
Ornithologue et coordinateur de l'association de protection de l'environnement "Bretagne Vivante", Olivier Ganne se réjouit de ce changement de paysage sonore : "Il n'y a plus d'avions, plus de travaux, plus de circulation de voitures… Tout le monde prend enfin conscience que tous ces oiseaux existent !"

"Depuis le mois de mars, on en prend plein les yeux et les oreilles"

Le changement est aussi sensible dans l'écoquartier Bottière-Chénaie, à l'est de Nantes, où coule le ruisseau des Gohards. "On est là tous les jours" raconte une habitante qui "observe" donc mieux "tous ces changements". Depuis son balcon, Emilie apprécie notamment "ce héron qui passe de bassin en bassin".

On est dans une période où on est dans l'observation de soi et de ce qui nous entoure, on y est plus sensible.

Emilie, habitante de l'écoquartier Bottière-Chénaie

Toutes ces espèces étaient-elles là avant, ou se font-elles désormais remarquer grâce au silence ambiant ? Pour l'ornithologue Olivier Ganne, il n’y a pas de changement majeur même s'il a pu observer un oiseau particulièrement rare en Loire-Atlantique. "Une pie-grièche à tête rousse qui évitait peut-être de passer par ici avant à cause du brouhaha habituel", imagine-t-il.

Des études scientifiques menées pendant le confinement

Depuis deux mois, les professionnels compilent toutes sortes de données avec l'aide également des particuliers qui peuvent collaborer sur internet. "C'est bien, les gens ont beaucoup plus collaboré !" s'enthousiasme Olivier Ganne tout en espérant qu'ils continueront après le déconfinement. Selon lui, "cela nous permettra d'avoir des résultats plus fiables". D'ici là, il faudra attendre plusieurs mois pour analyser et connaître tous les résultats de ces données ornithologiques collectées pendant le confinement.

La nature a profité du confinement : écoutez le reportage de Valentin Dunate
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