Variant britannique à Bagneux : la députée des Hauts-de-Seine Laurianne Rossi "appelle à se faire tester massivement" pour "se rassurer"

Un dépistage massif est organisé à partir de samedi à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Un animateur intervenant dans deux établissements scolaires a été contaminé par le variant britannique du coronavirus.

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Radio France
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Laurianne Rossi, député LREM de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine, à Montrouge, le 11 mars 2020. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Laurianne Rossi, député LREM de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine, "appelle" samedi 9 janvier sur franceinfo "à se faire tester massivement" pour "se rassurer et pour briser toutes les chaînes de contamination", alors qu'un cas du variant britannique à été détecté à Bagneux (Hauts-de-Seine). Les habitants peuvent se faire tester "aujourd'hui, demain ou après-demain à la salle des fêtes, sans rendez-vous et gratuitement"

franceinfo : Etes-vous inquiète par la situation à Bagneux ?

Laurianne Rossi : Nous mesurons l'inquiétude des habitants et notre rôle est de les rassurer, de tout mettre en œuvre pour briser toutes les chaînes de contamination possibles et de les rassurer en les testant. Et c'est ce que nous faisons depuis quelques jours. Nous avons testé tout le personnel des établissements scolaires concernés, en tout cas ceux qui le souhaitaient. Et à partir d'aujourd'hui, nous engageons une campagne de tests massive à l'échelle de toute la ville, tous les habitants qui le souhaitent peuvent se faire tester aujourd'hui, demain ou après-demain à la salle des fêtes, sans rendez-vous et gratuitement. Je recommande de le faire. Je rappelle qu'il n'y a qu'un seul cas détecté qui est isolé en ce moment. Il n'y a pas de cluster pour l'instant. Il faut donc tester massivement et surtout redoubler de prudence dans les échanges que nous pouvons avoir.

Regardez-vous attentivement l'évolution de la situation britannique ?

Oui et c'est d'autant plus inquiétant que cette personne à Bagneux n'a pas voyagé au Royaume-Uni, n'a pas voyagé tout court. On ne parvient pas encore à identifier comment elle a pu attraper ce virus variant qui circule beaucoup plus vite, qui est beaucoup plus contagieux que le Covid initial. Mais pas de panique, les autorités de santé sont en train de retracer tous les contacts qu'a pu avoir cette personne. Et pour le reste, j'en appelle à se faire tester massivement autant que possible pour se rassurer et pour briser toutes les chaînes de contamination.

Avez-vous la sensation de "naviguer à vue" ?

Il faut être très humble par rapport aux virus et notamment par rapport à ce variant. On sait encore assez peu de choses sur cette nouvelle forme du virus. Ce que l'on sait, en tout cas, c'est que le vaccin demeure efficace. Et ça, le comité scientifique nous le dit. Donc, ça ne remet en rien en cause la stratégie qui est la nôtre, aussi bien sur les gestes barrières que sur la vaccination. Donc, il faut continuer comme on le fait depuis des mois et amplifier la campagne de vaccination qui a démarré fin décembre. Nous sommes à plus de 50 000 personnes vaccinées alors que nous étions à 500 il y a encore une semaine. Nous doublons chaque jour le nombre de personnes vaccinées. Donc là, nous vaccinons les professionnels de santé, les auxiliaires de santé à partir du 18 janvier et nous ouvrons cette campagne de vaccination à toutes les personnes de plus de 75 ans. Moi, j'ai 36 ans, je me ferai vacciner lorsque mon tour viendra.

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