Vaccination : le ministère de la Santé lance une expérimentation en Moselle

Pour contrer la montée des variants sud-africain et brésilien en Moselle, le gouvernement compte autoriser les professionnels de santé du département à prescrire et injecter le vaccin Moderna contre le Covid-19.

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Radio France
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Un centre de vaccination contre le Covid-19 à Rémilly (Moselle) (JULIE SENIURA / FRANCE-BLEU LORRAINE NORD)

Le ministère de la Santé va lancer dans les prochaines semaines une expérimentation en Moselle, en y autorisant les professionnels de santé de ville à prescrire et injecter le vaccin Moderna contre le Covid-19, a appris mardi 13 avril franceinfo auprès de la Direction générale de la santé (DGS). Le projet est d'introduire en ville 6 000 doses du vaccin de Moderna, avec un schéma logistique adapté à ce produit qui se conserve à moins 20 degrés.

Une expérimentation en Moselle avant une généralisation nationale

Cette expérimentation est annoncée quelques jours après la recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) de privilégier en Moselle les vaccins à ARN messager ainsi que le vaccin Janssen lorsqu'il sera disponible. Ces derniers sont jugés plus efficaces contre le variant sud-africain qui représente 30% des contaminations dans ce département. Les autorités de santé ne savent pas encore si elles proscriront le vaccin AstraZeneca durant cette expérimentation.

Les doses de Moderna étaient pour le moment réservées aux centres de vaccination. Jusqu’alors, le vaccin AstraZeneca était le seul disponible pour les médecins traitants, pharmaciens et infirmiers libéraux.

À l’issue de l’expérimentation, le vaccin Moderna pourrait être distribué aux acteurs de santé de ville de toute la France, dans le courant du mois de juin. Au moins 100 000 doses par semaine pourraient ainsi être destinées à la vaccination en ville.

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